L’interprofession du melon (AIM) a publié ses prévisions de plantations de melons charentais pour la France, le Maroc et l’Espagne. Résultat : une « confirmation de la fragilisation de la filière suite à la difficile campagne 2024 » ; « une baisse inégalée de par son importance (près de -1 100 ha) et sa globalité avec les trois pays touchés ». Les conditions météo printanières sont « de moins en moins anticipables depuis quatre ans, avec des extrêmes météo comme chef d’orchestre » et les stratégies sont « de plus en plus difficiles à appliquer » à cause de « perturbations extérieures politiques, économiques (intrants, main-d’œuvre, foncier…) et météorologiques ». En France, les baisses concernent « des surfaces importantes concentrées sur peu d’opérateurs » ; sur le bio, « les surfaces restent stables ».
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Plus précisément, les prévisions de plantations en France en 2025 s’élèvent à seulement 10 240 ha (-410 ha), dont 7,5 % en bio. Soit 5 700 ha dans le Sud-Est dont 480 ha de serres, 2 470 ha (-180 ha) dans le Centre-Ouest dont 10 ha de serres, et 2 070 ha (-230 ha) dans le Sud-Ouest dont 30 ha de serres. L’AIM ne relève « pas de dynamique marquée concernant la diversification avec d’autres types de melon » mais elle pointe « une réelle dynamique concernant la pastèque (principalement mini-pastèque), avec un « impact sur le marché inconnu ». Au Maroc : 1 040 ha (-250 ha), une baisse liée aux « incertitudes politiques hivernales encadrant les conditions de plantation et à l’accès à l’eau ». Cela n’épargne pas la zone de Marrakech, qui compterait 760 ha (-160 ha) moitié plein champ moitié en serres, ni Dakhla avec 210 ha (-60 ha). En Espagne, on prévoit 2 350 ha (- 400 ha), une « perte de 50 % des surfaces depuis 2021 ». Cela inclut 1 700 ha (- 300 ha) dans la région Murcia-Alicante, 270 ha (-30 ha) en Alméria et 250 ha (-50 ha) autour de Séville.