Pas plus tard que cette semaine, Bonduelle dévoilait une nouvelle signature, « La nature, notre futur », affirmant son engagement pour une agriculture respectueuse de l’environnement et capable de produire les volumes nécessaires à l’alimentation de l’humanité. Pour Bonduelle, qui a désormais atteint une taille mondiale, pas de doute : le végétal est la solution pour « mieux nourrir » les hommes. L’entreprise publie même son « manifesto » pour affirmer solennellement ses convictions.
De son côté, Fleury Michon affirme depuis plusieurs années son credo en faveur du manger mieux. Une ligne de conduite qui intègre les méthodes de production de ses matières premières et la façon de cuisiner ses produits. Ces derniers jours, il vient de franchir une nouvelle étape en décidant de supprimer progressivement de son catalogue les charcuteries trop salées au profit de recettes avec un quart de sel en moins. Un pari risqué mais qu’il tente, persuadé que les clients continueront d’acheter une marque qui se soucie de leur santé.
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Quant à Danone, son initiative en faveur de l’agriculture « régénératrice » lui a permis de mobiliser plus de 5 millions d’euros, soit son chiffre d’affaires réalisé en France le 21 septembre. Là encore, une façon d’affirmer une mobilisation pour une agriculture plus durable.
L’idée de produire mieux pour manger mieux est dans l’air du temps depuis plusieurs années, mais ces récentes mobilisations sont sans doute à mettre aussi sur le compte des États généraux de l’alimentation qui ont mis en avant les questions agricoles et alimentaires. Et même si les EGA n’ont pas débouché sur toutes les concrétisations espérées, il en reste visiblement quelque chose du côté des grands noms de l’agroalimentaire.