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Monsanto rejette une nouvelle offre d’achat de Bayer

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Le géant américain des biotechnologies Monsanto a rejeté le 19 juillet une offre d'achat améliorée de Bayer, tout en se disant ouvert à la discussion avec le chimiste allemand ou d’autres en vue d’un rachat. Décidé à se laisser courtiser, le groupe convoiterait des actifs de BASF.

Le conseil d’administration de Monsanto « juge à l’unanimité la proposition révisée de Bayer financièrement inadéquate et insuffisante pour assurer la sécurité de l’opération », selon un communiqué. Il affirme néanmoins rester « ouvert à la poursuite de discussions constructives » avec le chimiste allemand et d’autres acquéreurs potentiels. L’américain souhaite donc que son courtisan augmente le montant de la dot pour accepter un mariage.
Se disant « déçu », parce que sa proposition apporte une « valeur immédiate et certaine » aux actionnaires de Monsanto au vu de la dernière performance financière de sa cible, Bayer a assuré de sa volonté de poursuivre des négociations. Celles-ci doivent toutefois se faire dans le cadre d'un accord de confidentialité entre les deux groupes permettant à la société allemande d'avoir accès aux comptes de l'entreprise américaine, a précisé Bayer dans un communiqué.

Refus de fournir des informations confidentielles

Monsanto a jusqu'à présent refusé de fournir des informations confidentielles à Bayer, qui a porté le 14 juillet son offre à 125 dollars le titre contre 122 auparavant, tout en se gardant de donner une valorisation globale du groupe américain, en raison, expliquait-il, de l'évolution permanente du volume de la dette. La proposition initiale, rejetée immédiatement par Monsanto, donnait une opération à 62 milliards de dollars (dette comprise), soit quelque 55 milliards d'euros. Le quotidien économique allemand Handelsblatt affirmait fin juin que Monsanto visait plutôt un relèvement du prix de 10 à 15 dollars par action. Pour séduire le fabricant controversé du pesticide Roundup, Bayer propose aussi de verser à Monsanto 1,5 milliard de dollars si leur rapprochement venait à échouer du fait de l'opposition des autorités de la concurrence.

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Mais le groupe américain n'en démord pas et fait monter les enchères : il a indiqué fin juin avoir les discussions avec d'autres acheteurs potentiels et envisage également d'autres solutions. Monsanto convoiterait notamment les activités d'agrochimie d'un autre géant allemand de la chimie, BASF, pour contrecarrer les ambitions de Bayer, affirme l'agence Bloomberg News. Le nom de BASF était déjà apparu dans les spéculations autour de ce dossier comme possible chevalier blanc pour Monsanto. De l'avis de plusieurs analystes, BASF ne peut pas se permettre de rester simple observateur du mouvement global de consolidation dans la chimie, dû entre autres à la chute des prix des produits agricoles.

Monsanto avait en premier tenté de mettre la main sur le suisse Syngenta, finalement en train d'être avalé par le chinois ChemChina, tandis que les américains Dow Chemical et DuPont sont en train de peaufiner leur fusion.

« L'industrie chimique allemande doit s'adapter aux taux de croissance plus bas du marché chinois et d'autres ainsi qu'à la nouvelle configuration de la concurrence aux Etats-Unis et en Asie », a expliqué Peter Spengler, analyste chez DZ Bank.

Monsanto avait en premier tenté de mettre la main sur le suisse Syngenta