La production française de myrtilles « pourrait atteindre un record de 3 300 t », se réjouit l’Association des producteurs de myrtilles de France (APMF), dans un communiqué le 6 juin, contre 2 800 t à 3 000 t l’an dernier. « Très peu de vergers ont été [affectés] par le gel de printemps » et, de plus, « les surfaces plantées ces dernières années rentrent en production avec des volumes en croissance ». En tout, le verger s’étend sur « 600 ha » grâce à un gain d’« environ 50 ha » par an depuis trois ans.
Dans le détail, la Nouvelle-Aquitaine (premier bassin) pourrait produire, avec l’Occitanie et Paca, 2 100 t. En Pays de la Loire, Centre-Val de Loire, Bretagne et Normandie cumulées, la récolte pourrait donner 850 t. S’ajoutent 300 t en Grand Est, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne Franche-Comté et Hauts-de-France. « Le potentiel de développement est important, affirme l’association, car l’offre en myrtilles françaises manque dès la mi-juillet ». D’après le CTIFL (centre technique), « la production française ne couvre que 17 % du volume commercialisé dans notre pays : elle s’établit à environ 3 000 t par an » ; « en dix ans, les importations ont augmenté de près de 500 % (Amérique du Sud, Espagne, Maroc) ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Sur le plan variétal, les nouveaux vergers sont marqués par un renouvellement « important », estiment les producteurs. Parmi les atouts des nouvelles variétés : elles permettent de « fournir le marché avec des baies plus grosses et plus fermes » ou d’« apporter des volumes en origine France sur une période plus longue » – à cette fin, de « nombreux producteurs dans le Sud-Ouest » ont planté des fruits « de type rabbiteye », « qui fleurissent plus tard et se récoltent à partir de mi-août jusqu’à octobre ». L’APMF représente 50 % des surfaces et prévoit 1 600 t cette saison.