Après une recharge « exceptionnelle » en février, les nappes phréatiques françaises présentent des niveaux globalement « satisfaisants », mais certaines ont commencé à se vider après un mois de mars déficitaire en pluies, a annoncé le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son bulletin du 10 avril. Au 1er avril, la majorité des nappes affiche des niveaux « autour de la normale, de modérément haut à très haut », avec 62 % des points d’observation au-dessus des normales mensuelles, contre 52 % un an plus tôt. Cela s’explique par une « recharge exceptionnelle » en février, mois où la France avait été particulièrement arrosée en raison d’une succession de perturbations. En mars, la situation apparaît « plus contrastée », avec un déficit de pluies observé sur de nombreuses régions, ce qui, couplé au réveil de la végétation printanière, a entraîné un début de vidange sur plusieurs nappes réactives. Ainsi, plus de la moitié (54 %) des points d’observation sont orientés à la baisse à la fin mars. C’est le cas des nappes du socle armoricain ou du socle limousin, des nappes des calcaires jurassiques du grand sud et du sud-ouest du pays et de certaines nappes alluviales, y compris en Corse.
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