Abonné

Réforme de la Pac Neuf nouveaux pays de l’UE défendent le « principe de solidarité »

- - 3 min

Dans une déclaration commune, signée le 3 février à Varsovie (Pologne), les nouveaux pays membres de l’UE, à l’exception de la République tchèque, de Malte et de la Slovénie, réclament, après 2013, une politique agricole européenne suffisamment forte pour garantir aux agriculteurs européens des revenus « stables, décents et justes ».

Réunis à Varsovie (Pologne) le 3 février, neuf nouveaux États membres de l’UE (Bulgarie, Chypre, Estonie, Lettonie, Lituanie, Hongrie, Pologne, Roumanie, Slovaquie) ont adopté une déclaration sur l’avenir de la Pac dans laquelle ils militent pour la préservation du caractère communautaire de la Pac. « Nous voulons que la nouvelle Pac conserve un caractère de solidarité, soit simple et plus juste », a indiqué le ministre polonais de l’agriculture, Marek Sawicki, à l’origine de cette initiative. Toutefois, « il ne s’agit pas de diviser l’Europe entre les nouveaux et les anciens Etats membres », a-t-il précisé.
Dans leur déclaration, les ministres font effectivement valoir leur attachement au respect du « principe de solidarité, en particulier en ce qui concerne la dimension financière ». « Une réduction supplémentaire du budget agricole entraînerait une diversification du niveau de soutien accordé à l’agriculture dans les différents pays de l’UE, ce qui poserait un réel problème pour l’intégrité du marché intérieur », mettent en garde les neuf pays.

Un trait sur les critères historiques
Les signataires plaident pour qu’un trait définitif soit tiré sur les critères historiques qui prévalent dans les anciens pays de l’UE dans le calcul des aides directes. Les subventions doivent néanmoins « rester un instrument important de la Pac » afin de « soutenir et de stabiliser le revenu agricole », écrivent-ils. Ces aides devraient être, selon eux, accordées selon des critères qui prennent en compte les objectifs présents et futurs assignés à la politique agricole plutôt que de rester ancrés dans le passé. Les aides directes devraient également être simplifiées et distribuées de façon uniforme afin d’assurer une concurrence équitable et de promouvoir une agriculture durable sur l’ensemble du territoire de l’UE, plaident ces nouveaux Etats membres. Enfin, des compensations supplémentaires devraient être débloquées tant par le biais du premier que du second pilier de la Pac (développement rural) en faveur des zones ayant des handicaps spécifiques.
Par ailleurs, la déclaration de Varsovie insiste sur le caractère « essentiel » des filets de sécurité afin de stabiliser les conditions de production à l’avenir et assurer ainsi la sécurité alimentaire de l’UE. Les outils de gestion des crises et des risques, lesquels permettent de prévenir les crises plutôt que de résoudre les problèmes quand ils sont déjà là, ne doivent pas être laissés de côté, font valoir les neuf pays.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.