L’animateur écologiste a annoncé le 22 janvier, lors d’une conférence de presse à Paris, qu’il renonçait à être candidat à la présidentielle et ne soutiendrait aucun autre candidat. Nicolas Hulot a cependant assuré vouloir maintenir l’environnement au cœur de la campagne présidentielle et jusqu’aux élections législatives.
Nicolas Hulot n’entrera pas dans l’arène politique. Le visage fatigué et visiblement ému, le fondateur d’Ushuaïa a expliqué le 22 janvier devant une foule de journalistes qu’il avait pris sa décision « 48 heures plus tôt», après avoir étudié « tous les scénarios possibles ».
Trois raisons ont présidé à son choix : « J’ai choisi de faire confiance à la parole et à l’engagement des candidats » qui se sont sont engagés à signer le Pacte écologique, explique t-il tout d’abord. C’est ensuite par « honnêteté vis-a-vis des militants écologistes ». « Dans l’aventure d’une candidature, poursuit Nicolas Hulot, j’aurais entraîné, à leurs corps défendant, tous ceux qui se battent pour la cause. Un échec de ma part, toujours possible, leur serait préjudiciable ainsi qu’à la cause elle-même ; en d’autres termes, un faible score électoral réduirait vulgairement à un simple chiffre un enjeu aussi fondamental et magnifique ». Enfin, l’animateur écologiste reste convaincu qu’en restant à l’écart du jeu des pouvoirs, l’élan du Pacte écologique va s’amplifier et se transformer en véritable « lobby des consciences »
Au final, Nicolas Hulot « demande et supplie les candidats » de maintenir jusqu’au deuxième tour l’impératif écologique comme le thème majeur du débat et des réflexions.
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Un observatoire pour analyser les promesses
Le 31 janvier, les candidats à l’élection présidentielle qui ont signé le Pacte écologique et qui se sont prononcé sur les 10 objectifs et les 5 propositions sont invités à confirmer solennellement leurs engagements devant 50 citoyens signataires du Pacte, des ONG environnementales et notamment celles réunies au sein de l’Alliance pour la Planète et la presse. L’opération doit avoir lieu au Musée du Quai Branly, à Paris, dans la mâtinée du 31 janvier. En outre, un « observatoire permanent » est créé pour analyser les propositions à venir et veiller « tout au long de la campagne au respect des propositions déjà formulées».
Les députés seront pour leur part invités à souscrire une formule adaptée du Pacte écologique.
Enfin, l’animateur écologiste demande aux candidats de ne pas oublier la question de la biodiversité « tout aussi cruciale que celle des changements climatiques » et « qu’ils n’aient pas de scrupules à parler de la condition animale ». Il appelle les politiques à travailler sur « l’immense domaine de la santé et de l’environnement » ainsi que sur la « complexe et affolante dynamique de l’artificialisation des sols et de l’étalement urbain ». Et de conclure : « Je leur demande d’organiser dans la foulée des élections, des Etats Généraux de l’Agriculture pour voir comment réconcilier les paysans, la nature et l’alimentation à travers des mécanismes qui favorisent une production de qualité. Je leur demande d’approfondir le chantier de la fiscalité sur le principe d’un déplacement de la fiscalité du travail vers la fiscalité énergétique et environnementale».