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Nouveaux cluster de cancers pédiatriques près de La Rochelle

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Près de La Rochelle, le nombre de cancers pédiatriques est supérieur à ce qu’il devrait être dans trois nouvelles communes.

Une étude encore inédite du Registre des cancers de Poitou-Charentes a identifié trois nouveaux clusters de cancers pédiatriques près de La Rochelle, rapporte le journal Le Parisien le 21 mars (article payant). L’étude agrège le nombre de cancers survenus en Charente-Maritime chez les moins de 24 ans, entre 2008 et 2022. S’il n’y a pas d’excès de risque significatif à échelle départementale, des résultats inquiétants apparaissent à échelle communale.

À Saint-Vivien, au sud de la Rochelle, on dénombre cinq cancers observés pour 1,1 cancer attendu. À Saint-Rogatien, foyer déjà sous surveillance dans la plaine agricole d’Aunis, on dénombre sept cancers pour 1,8 cancer attendu. « Il existe un excès de risque à Saint-Rogatien et à Saint-Vivien », affirme le médecin pilote de l’étude, Thomas Systchenko. Le deuxième nouveau foyer est à L’Houmeau, au nord de La Rochelle, avec cinq cas observés pour 1,8 cancer attendu. Dans cette commune, la faiblesse des effectifs ne permet pas d’évoquer un « excès de risque ». Enfin, un troisième foyer apparaît à l’ouest de Saintes, dans la zone agricole entre Sablonceaux, Cozes et Saint-Simon-de-Pellouaille. « Il existe un excès de cas dans les communes concernées : 54 observés pour 29 attendus. C’est un risque relatif augmenté de près de 90 % », indique Thomas Systchenko.

Sous le choc

Les résultats de cette étude, qui n’a pas encore été publiée, « ont été évoqués dès novembre 2024 par l’Agence régionale de santé (ARS) lors d’une réunion avec les maires de la plaine d’Aunis. Notre commune n’y était pas conviée » regrette le maire de L’Houmeau, Jean-Luc Algay, secondé par le maire de Saint-Vivien, Vincent Demester, dans les colonnes du Parisien le 26 mars.

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Choquée par la nouvelle de trois nouveaux clusters de cancers pédiatriques près de La Rochelle en Charente-Maritime (voir plus haut), l’association locale Avenir Santé Environnement est « en colère contre l’ARS et Santé Publique France qui en matière de prévention, d’épidémiologie et de recherche en santé environnementale ne font strictement rien sur notre territoire ! », déclare son porte-parole Franck Rinchet-Girollet, dans un communiqué le 22 mars.

Née en 2018 après le décès d’une adolescente, l’association dénonce depuis la présence de pesticides dans l’air, les cheveux et urines d’enfants riverains de parcelles agricole. Elle demande à l’État la mise en place « au plus vite » d’un registre national des cancers car à peine un quart de la population est couvert par un registre général départemental. Elle souhaite que ce registre « devienne un outil d’alerte en temps réel », afin de lancer « systématiquement » des études en santé environnementale dès que des « sur-incidences de cancer » apparaissent. Des demandes dont s’est fait écho le député écologiste Benoît Biteau (Charente-Maritime) sur sa page LinkedIn.

Créer un « outil d’alerte en temps réel »