La Commission européenne a décidé le 13 octobre d’étendre les mesures de restrictions au transport de ruminants à de nouvelles zones en France et en Allemagne, après l’apparition de cas de fièvre catarrhale du mouton, appelée aussi maladie de la langue bleue.
En Allemagne, les mesures de restriction ont été étendues à toute la Rhénanie-Palatinat et à de nouvelles zones de Basse-Saxe. En France, les mesures ont été étendues au Pas-de-Calais et à une partie de la Somme, après la découverte de nouveaux foyers en Belgique, près de la frontière. La détection d’un cinquième cas sur une vache laitière dans un élevage de la Meuse a conduit la France à modifier le 14 octobre le zonage déjà mis en place dans ce département. Le président de la Fédération française des exploitants agricoles (FNSEA), Jean-Michel Lemétayer, a demandé le 17 octobre de « desserrer l’étau en matière d’abattage » des bovins dans les 16 départements placés en zone réglementée.
Aux Pays-Bas, deux cent six élevages sont touchés par la fièvre catarrhale mais le gouvernement a néanmoins annoncé un allégement des mesures de restriction imposées au transport des ruminants, considérées comme peu efficaces. Les règles ont été assouplies dans les 124 élevages touchés par la maladie. L’enfermement obligatoire des animaux la nuit est levé, et le transport des animaux malades entre zones de sécurité, y compris celle instaurées dans les pays frontaliers touchés comme l’Allemagne, la Belgique et la France, est autorisé.
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Le ministère de l’Agriculture a en revanche renforcé les contrôles sur les ruminants à destination des régions non infectées.