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Nouvelle levée de fonds pour concrétiser la géoponie rotative de Futura Gaïa

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Les cylindres rotatifs de Futura Gaïa produisent des herbes aromatiques. Crédits : © Futura Gaïa

Futura Gaïa prévoit de dupliquer sa ferme en aquaponie rotative de Tarascon (Bouches-du-Rhône), une technologie exclusive dans laquelle les légumes et plantes aromatiques poussent sur des cylindres mobiles garnis de terreau et dans un environnement contrôlé.

Futura Gaïa lance une nouvelle levée de fonds : la ferme expérimentale en géoponie rotative de Tarascon (Bouches-du-Rhône) cherche à récolter 7,5 millions d’euros dont 5 millions d’euros en fonds propres et 2,5 millions d’euros en dette.

« Entre 500 000 et 1 million d’euros seront récoltés grâce à une levée de fonds participative sur la plateforme Sowefund, et le solde viendra des investisseurs déjà au tour de table et de nouveaux investisseurs », explique Nicolas Ceccaldi, directeur général de Futura Gaïa et co-fondateur aux côtés de Pascal Thomas. La société créée en avril 2019 a déjà réalisé deux tours de financement. Le premier de 2,5 millions d’euros, et un second, en octobre 2021, de 1,2 million d’euros. Plusieurs investisseurs minoritaires sont au capital parmi lesquels Sofimac Innovation (devenu depuis UI), Sofilaro, Région Sud Investissement, Cap Création et Oxipac.

Ce nouvel apport de fonds, pour moitié, va permettre de financer l’extension de la ferme pilote, véritable modèle réduit de ce que propose Futura Gaïa. « Notre ferme fonctionne selon notre technologie de la géoponie rotative qui consiste à faire pousser des végétaux plantés dans du terreau et qui sont disposés dans des cylindres mobiles », détaille Nicolas Ceccaldi. La lumière, la température et le niveau d’humidité sont régulés de manière à orienter le métabolisme de la plante pour une optimisation de ses principes actifs, une possibilité particulièrement importante lorsqu’il s’agit de faire pousser des plantes destinées à la parfumerie ou la cosmétique. Les cylindres accueillent pour l’instant des légumes feuilles (salades surtout), des herbes aromatiques ou des fraises. Un essai avec des tomates cerises n’a pas été concluant d’un point de vue économique.

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Produire toute l'année en s'affranchissant des aléas climatiques

« L’avantage de notre solution est de pouvoir être installée près des bassins de production, de permettre une production toute l’année, tout en étant à l’abri des aléas liés aux températures, à l’ensoleillement ou aux précipitations », détaille le directeur général. Selon la société, la production d’une salade en géoponie rotative présente un impact carbone inférieur de 5% par rapport à une salade cultivée en Espagne et consommée en France, et de 50% par rapport à une salade cultivée dans une serre chauffée aux Pays-Bas. La solution de Futura Gaïa est très économe en eau : pour 1 kg de salade, 9 litres suffisent contre 100 litres pour une salade cultivée en plein champs en France. Et elle ne demande l’utilisation d’aucun pesticides. Futura Gaïa avance un prix de revient d’une salade de 5 euros le kg, contre 8 euros avec les autres solutions d’agriculture verticale.

« Nous sommes en discussions avancées avec plusieurs clients intéressés pour se doter d’une ferme de production », souligne Nicolas Ceccaldi. La société se fixe pour but de livrer clés en main des outils de production, mais aussi la licence et le contrat de maintenance qui vont représenter des revenus récurrents pour la société. Selon ses prévisions, la rentabilité devrait être atteinte lors de l’exercice 2026, année où la société devrait atteindre environ 35 millions d’euros de chiffre d’affaires.