Une délégation de salariés de l’usine Fralib, filiale à 100% du groupe Unilever, de Gémenos (Bouches-du-Rhône), menacée de fermeture depuis près de deux ans, a annoncé avoir obtenu la tenue d’une nouvelle table ronde vers la mi-septembre en préfecture, à l’issue d’entretiens à l’Elysée avec des collaborateurs du président François Hollande, le 31 août. La délégation venue plaider sa cause et demander l’intervention du gouvernement pour que la marque Eléphant leur soit cédée. Cette nouvelle rencontre fera suite, à une première table ronde de juin et se tiendra vers la mi-septembre, en présence de représentants d’Unilever. Elle aura pour objectif d’ouvrir une phase sur « l’avenir de l’emploi et pour relancer l’activité », a expliqué Olivier Leberquier, délégué syndical CGT, cité par l’AFP. « On a le sentiment que le gouvernement est à nos côtés », a commenté Gérard Cazorla, secrétaire CGT du comité d’entreprise, estimant que l’Etat avait « les moyens de faire plier » Unilever. Le directeur général d’Unilever Paul Polman a réaffirmé exclure de céder la marque de thé Eléphant et de faire travailler en sous-traitance la société que les salariés de l’usine de Gémenos, la seule en France à produire les thés Lipton et les infusions Eléphant, souhaitent monter. L’usine, qui a cessé de produire depuis la fin juillet 2011, est toujours occupée par une partie des salariés.
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