Dans un communiqué diffusé en fin de semaine dernière, les deux fédérations de la grande distribution, FCD et FCA, proposent de prolonger leur participation au coût de l’ovosexage jusqu’au 28 février 2026, à hauteur de 87,5 % (non plus 100 %) dans le cadre du renouvellement de l’accord interprofessionnel de financement, qui court jusqu’à la fin novembre 2024. Cet accord menaçait de ne pas être renouvelé, du fait du refus du collège des distributeurs d’être le seul contributeur. La CFA (branche avicole de la FNSEA) s’en était émue, dans un communiqué diffusé le 16 septembre, et craignait que, faute d’accord, l’amont de la filière n’ait à supporter un « surcoût de 40 millions d’euros annuels ». Les fédérations de la distribution souhaitaient initialement un financement par les coûts des productions, et répercuté dans les prix de vente. Dans leur communiqué du 18 octobre, la FCD et la FCA appellent l’Etat à « intervenir pour garantir la pleine solidarité entre tous les circuits de la distribution ». Elles rappellent que l’accord signé en 2022 prévoyait une « participation effective de tous les acteurs à partir du 1er décembre 2024 », après deux ans de financement intégral par la grande distribution. Elles soulignent que pour la période qui vient, leurs 87,5 % de participation dépasseraient leurs parts de marché, qu’elles estiment à 70 % d’œufs produits en France distribués en GMS. Considérant la sélection des poussins femelles dans l’œuf comme « une avancée majeure pour le bien-être animal », la distribution estime qu’« il est désormais temps que tous les circuits s’unissent pour soutenir cette avancée ». Les négociations étaient toujours en cours le 23 octobre, selon la directrice du CNPO, Alice Richard.
L’ovosexage selon la GMS : « une avancée majeure pour le bien-être animal »
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