En conférence de presse le 12 février, les responsables du comité interprofessionnel de l’œuf (CNPO) ont confié qu’ils attendaient à l’occasion du Salon de l’agriculture une annonce ministérielle d’un allègement du dépistage systématique des salmonnelles dans les élevages vaccinés contre cette bactérie responsable de toxi-infections. La seule obligation de ces éleveurs serait de constituer un échantillon de fientes. L’interprofession argumente que cet allègement encouragerait une large couverture vaccinale, de nature à faire descendre le taux de prévalence de salmonelle dans les œufs en dessous de l’objectif communautaire de 2 %. C’est en raison du dépassement de ce taux en France depuis le début de la décennie que le prélèvement de poussières a été rendu obligatoire en 2023, et que le vaccin vivant (administrable dans l’eau de boisson des poules) a été autorisé. Sans effet sur la prévalence cependant, qui resterait à 2,5 %, selon le CNPO, ce qui prive la France du cofinancement européen de son plan de lutte. Spécificité française, l’utilité des prélèvements de poussières a été confirmée par l’Anses dans un avis de juin 2025. Selon le CNPO, une exemption compenserait le coût de la vaccination de l’ordre de 25 ct€ par poule.
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SC