La DGCCRF (Répression des fraudes) a transmis à la justice les résultats de son enquête sur le fabricant d’ovoproduits Geslin, qui a montré plusieurs pratiques « susceptibles d’être qualifiées de falsifications et de tromperies », annonce-t-elle dans un communiqué le 23 avril. Selon les services du ministère de l’Économie, le groupe vendéen « avait transmis à ses clients professionnels de l’agroalimentaire des résultats d’analyses minimisant la véritable charge bactérienne » de ses produits. Les Fraudes suspectent aussi l’industriel « d’avoir eu recours à une communication faussement valorisante » (labels de qualité, origine des œufs, état de fraîcheur, mode d’élevage). Enfin, la DGCCRF mentionne aussi « la présence d’eau dans certaines références d’ovoproduits » ou encore celle d’un « mélange d’additifs » dans « des blancs d’œufs liquides présentés comme purs ». Sollicitée par l’AFP, l’entreprise a affirmé que « l’enquête de la DGCCRF concerne les années 2016 à 2020 et porte sur des pratiques anciennes, héritées des directions précédentes ». La nouvelle direction, « à la tête de l’entreprise depuis le 1er janvier 2016, a mené depuis des actions correctives ». Basé à Chauché (Vendée), le groupe Geslin emploie environ 200 personnes autour de plusieurs activités : élevage de poules pondeuses, conditionnement d’œufs, transformation en ovoproduits, transport.
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