Abonné

Œufs : Poulehouse projette de baisser ses prix

- - 2 min

Après deux ans d’existence, la start-up Poulehouse, qui commercialise des œufs avec la promesse que les poules qui les ont pondus ne seront pas abattues, « a un projet de sortir un œuf moins cher, tout en continuant de tenir nos promesses », explique son co-fondateur Fabien Sauleman à Agra Presse, le 17 avril. Les œufs sont pour l’instant vendus au prix record de 1 euro l’œuf. Lors de son lancement, la start-up avait expliqué avoir pris de la marge dans la fixation du prix, n’ayant pas de connaissance précise des coûts de production, par nature inconnus sur ce mode d’élevage inédit : « Aujourd’hui nous en savons un peu plus, nous savons que nous n’avons pas sous-tarifé. L’effet volume va nous permettre de baisser nos coûts, mais en même temps le sexage les augmente ».

Pour mieux maîtriser ses coûts, la start-up s’apprête à recruter un ingénieur, qui mènera des recherches en collaboration avec l’Inra et l’Itavi, sur l’impact des modes d’élevage sur la longévité des poules pondeuses après 18 mois. Pour l’instant, « nous savons qu’une poule peut vivre jusqu’à 6-10 ans, mais il en meurt à tous les âges. C’est en années 4 et 5 que la mortalité est la plus importante ». Au-delà la population devrait atteindre 20 % de l’effectif initial, selon lui.

C’est la grande inconnue du projet Poulehouse : la productivité et la longévité des poules après 18 mois de vie, âge auquel sont habituellement tuées les poules, et au-delà duquel il existe très peu de données : « C’est dans la phase où les poules vieillissent que les surcoûts apparaissent », résume Fabien Sauleman.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Plus âgées, les poules pondent des œufs de grosse taille et plus fragiles ; ce qui incite notamment la start-up à se lancer dans les ovoproduits. Elle vient de boucler un financement participatif pour la commercialisation de gâteaux sous marque Poulehouse, afin de gagner en visibilité. Mais à terme, elle souhaite plutôt se positionner comme fournisseur d’œufs à destination de l’industrie de la pâtisserie.

L’effet volume va nous permettre de baisser nos coûts, mais en même temps le sexage les augmente