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Œufs/Volaille : la Roumanie met en place des restrictions aux importations ukrainiennes

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La Roumanie a annoncé le 9 octobre avoir ajouté les œufs et la viande de volaille originaires d’Ukraine à la liste des produits nécessitant une licence d’importation. Le ministre roumain de l’Agriculture Florin Barbu a justifié cette décision par les « problèmes sérieux » auxquels sont confrontés les éleveurs roumains en raison des coûts et des conditions de production ukrainiens très au-dessous des standards roumains. Pour lui, l’idée est donc de protéger la production roumaine de ces produits. Une situation qui n’est pas sans rappeler les restrictions imposées aux céréales ukrainiennes mises en place en 2023 par certains États membres limitrophes de l’Ukraine (Pologne, Roumanie, Hongrie, Slovaquie, Bulgarie) pour tenter de juguler la forte hausse des importations. « Nous n’avons pas pris une décision d’interdiction », déclare toutefois Florin Barbu. Et d’ajouter : « Nous avons pris une décision de licence pour ces produits afin que, lorsque l’industrie alimentaire en a besoin et que la Roumanie n’a pas un taux d’autosuffisance de 100 %, elle puisse les importer. »

Lire aussi : Œufs : la Bulgarie demande une suspension des importations ukrainiennes

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De son côté, Bruxelles a confirmé à Agra Presse avoir pris connaissance de cette mesure et d’être en train de l’analyser. La Commission européenne tient à rappeler cependant que les importations ukrainiennes d’œufs et de volailles sont soumises à « un mécanisme de sauvegarde renforcé dans le cadre des mesures commerciales autonomes » et qu’un « frein d’urgence automatique » est prévu pour ces deux productions afin d’éviter de hausses disproportionnées et la déstabilisation du marché. Des mécanismes qui n’ont pas l’effet dissuasif escompté, avait jugé Bucarest (et d’autres États membres comme la Bulgarie) lors d’un débat sur les importations ukrainiennes d’œufs au cours de la réunion du Conseil Agriculture de l’UE de septembre.