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Olala lance ses succédanés de poisson à l’huile de microalgue

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Le produit d'Olala imitant le saumon fumé. Crédits : © Olala

Olala, ex-Seafood Reboot, met sur le marché 6 recettes d’imitations de thon et de saumon confectionnées à partir de protéine de pois et de lin, et d’huile de microalgue. La jeune société compte sur la disponibilité future de la protéine de microalgue.

Désormais doté depuis ce printemps d’un nouveau nom - Olala - censé marquer les esprits, l’ex-Seafood Reboot lance ses premiers produits végétaux imitant les produits de la mer. Après trois produits dévoilés en mars (des imitations de saumon fumé et d’émietté de thon, et un tartinable proche du tarama), Olala met sur le marché trois nouvelles recettes en novembre : des imitations de saumon cru, de thon et d’émietté de saumon cuit.

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Clientèle visée : « les professionnels qu’ils soient restaurateurs, industriels ou du food service », comme l’explique Simon Ferniot, PDG et cofondateur d’Olala aux côtés de François Blum, directeur exécutif. Le lancement a pu se faire car la société a mis en route cette année son site de production de Boulogne-sur-Mer, « d’une capacité de 20 tonnes mensuelles, mais tournant actuellement autour de 10 à 12 tonnes par mois », selon Simon Ferniot. Le site monte en puissance afin de répondre aux commandes à venir.

La protéine d'algues prévue pour 2025

Démarré avec l’idée de préserver les ressources marines en lançant de produits à « l’empreinte carbone est jusqu’à 11 fois inférieure à celle des produits de la mer traditionnels », selon la société (citant le rapport ACV 2022 réalisé par Sami pour Olala), Olala vise aussi à valoriser la dimension nutritionnelle des algues, la start-up a décidé de recourir pour l’instant à l’huile de microalgue, obtenue à partir de l’algue Schizochytrium SP, cultivée en bassins en Bretagne. Cette huile est très riche en acides gras essentiels oméga-3 (EPA et DHA). « Nous accompagnons un programme de recherche mené par AgroParisTech avec trois start-up française, portugaise et israélienne, visant à extraire une protéine d’algue obtenue à partir d’un process non-chimique et pouvant être produite à des coûts acceptables pour notre usage », explique Simon Ferniot. Selon lui, cette protéine d’algue pourrait être disponible fin 2025 afin d’être intégrée dans les recettes.

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Pour l’instant, les produits d’Olala sont élaborés à partir de protéine (de pois le plus souvent, et de lin pour quelques-unes), de l’huile de colza, des arômes naturels, du sel et de l’eau, et donc de l’huile de microalgue.

Après cette année 2023 marqué par le lancement de la commercialisation, « Olala devrait atteindre des ventes de 2 à 2,5 millions d’euros en 2024 », selon Simon Ferniot, année au cours de laquelle il est prévu de lancer deux autres recettes. 

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Un développement qui va nécessiter une levée de fonds prévue pour être finalisée fin 2023 ou début 2024, pour un montant qui n’est pas dévoilé par Simon Ferniot. En 2022, la société avait levé 3,2 millions d’euros, au cours d’une opération menée par Demeter Investment Managers, accompagné par le réseau d’entrepreneurs/investisseurs de SENSEII Ventures (François Blum est le DG), Founders Future et Beyond Impact.