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Organisations agricoles : Christiane Lambert élue à la présidence du Copa

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Élue à la présidence des organisations agricoles de l’UE (Copa) pour les deux prochaines années, la Française Christiane Lambert se fixe trois axes de travail : la Pac et son articulation avec le Green deal européen, la politique commerciale de l’UE et l’image de l’agriculture européenne.

La présidente de la FNSEA Christiane Lambert a, comme prévu, été élue, le 18 septembre, présidente du Copa (organisation des agriculteurs européens) pour un mandat de deux ans (renouvelable une fois selon les nouveaux statuts de l’organisation). « Les agriculteurs de toute l’Europe sont inquiets, et les incertitudes sont nombreuses. Que ce soit pour la Pac, la stratégie “de la ferme à la table”, le Pacte vert pour l’Europe, le processus du Brexit ou encore le plan de relance, il nous faut trouver des réponses communes à l’échelle européenne dans un futur proche », a-t-elle commenté à l’occasion.

Elle succède à l’Allemand Joachim Rukwied (président du principal syndicat agricole de son pays), qui a dirigé l’organisation au cours des trois dernières années. Six vice-présidents ont également été élus : Tim Cullinan (Irlande), Palle Borgström (Suède), Massimiliano Giansanti (Italie), Pedro Gallardo (Espagne), Mladen Jakopović (Croatie), Roomet Sõrmus (Estonie).

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Lors d’une vidéoconférence avec la presse, Christiane Lambert a regretté que lors de son discours sur l’état de l’Union, le 15 septembre, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen n’ait que très peu fait référence au secteur agricole (1). « C’est pourtant un secteur central de l’économie. L’un de mes objectifs à la présidence du Copa sera donc de faire en sorte que l’agriculture ait une meilleure reconnaissance », a-t-elle indiqué. Elle compte articuler son mandat autour de trois axes : le Green deal européen, la politique agricole commune et le budget ; les relations commerciales extérieures et « notre autonomie stratégique ouverte » ; et le travail de communication pour lutter contre les clichés dont est victime l’agriculture.

Sur la Pac et le Pacte vert, elle demande à la Commission européenne de présenter une étude d’impact avant toute décision sur la fixation d’objectifs de réduction des produits phytosanitaires, de surfaces en agriculture biologique ou de surfaces agricoles rendues à la nature. « Il est, selon elle, incompréhensible de la part de décideurs politiques de proposer de tels objectifs sans en avoir mesuré les conséquences. » Et concernant le commerce, Christiane Lambert souhaite que l’Europe ne fasse pas de nouvelles concessions agricoles dans les négociations sur les accords de libre-échange (notamment avec la Nouvelle-Zélande et l’Australie) « avant de conclure les négociations avec le Royaume-Uni ». « Commercer oui ! Mais avec des règles », a-t-elle également souligné évoquant les contraintes (environnementales notamment) de plus en plus importantes auxquelles doivent répondre les agriculteurs.

(1) Voir n° 3758 du 21/09/2020