Le tribunal correctionnel de Foix a condamné le 6 mai à quatre mois de prison avec sursis le chasseur qui avait abattu une ourse lors d’une battue illicite, en 2021 dans les Pyrénées, pour laquelle qiunze autres chasseurs ont écopé d’amendes et de retraits de permis de chasse, rapporte l’AFP. L’ensemble des prévenus se voit également contraint de verser collectivement plus de 60 000 € de dommages-intérêts aux associations environnementales qui s’étaient constituées parties civiles dans ce dossier.
Le jugement concernant le tireur est conforme aux réquisitions du procureur de la République ; lors du procès le 19 mars, celui-ci avait requis la même peine contre le chasseur de 81 ans, auteur du tir mortel après avoir été blessé par Caramelles, une femelle de 150 kg, accompagnée de deux oursons. Les avocats de la défense avaient demandé la relaxe des chasseurs.
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À la barre du tribunal, le principal prévenu avait admis avoir ouvert le feu sur l’ourse, en état de « légitime défense ». « Elle m’a attrapé la cuisse gauche, j’ai paniqué et j’ai tiré un coup de carabine. Elle a reculé en grognant, elle m’a contourné et m’a mordu le mollet droit, je suis tombé, elle me bouffait la jambe, j’ai réarmé ma carabine et j’ai tiré. Elle est morte cinq mètres plus bas », a-t-il relaté à l’audience.
Menacée d’extinction au début des années 1990, la population d’ours bruns s’est considérablement développée dans les Pyrénées grâce à un programme de restauration de l’espèce lancé dans les années 1990, incluant des lâchers d’ours venus de Slovénie. D’après l’Office français de la biodiversité (OFB) qui a formellement identifié 96 ours grâce à leur empreinte génétique, le massif montagneux compte désormais entre 97 et 127 individus.