Le CNPO (interprofession de l’œuf, comprenant les distributeurs) a décidé le 3 octobre qu’à compter du 1er décembre 2025, le coût de l’ovosexage « sera directement intégré dans les coûts de production des poussins livrés aux éleveurs et répercuté à chacun des maillons de la filière jusqu’à l’utilisateur final que ce soit pour les œufs coquilles et les ovoproduits », annonce son communiqué du 7 octobre. Le mode de financement instauré à la fin 2022 reposait sur une cotisation des distributeurs, lesquels ont fait pression en 2024 pour qu’il ne repose pas seulement sur eux. D’âpres négociations au sein de l’interprofession avaient finalement abouti à un nouvel accord dans lequel les grossistes cotisaient aussi. Mais cet accord étendu en mai 2025 pour une période allant jusqu’en septembre 2026 ne concernait pas les œufs transformés en ovoproduits et la cotisation de 31 centimes/100 œufs se révèle insuffisante.
Yves-Marie Beaudet, président du CNPO, salue dans le communiqué « une décision responsable et courageuse de l’ensemble des membres de la filière » et qui permettra de "simplifier le système tout en assurant la pérennité d’une démarche en faveur du bien-être animal. » Un nouvel indicateur de référence « Egalim » du coût de production des poussins sera mis en place par l’Itavi (institut de l’aviculture) afin d’assurer sa répercussion jusqu’au consommateur, précise le communiqué. Si le collège des éleveurs du CNPO promet de veiller à l’intérêt des éleveurs, quelques voix pessimistes se sont élevées sur le réseau Linked’in. Louis Perrault, conseiller principal du sélectionneur et accouveur Sasso, et Yves de la Fouchardière, ancien directeur des Fermiers de Loué, jugent que les distributeurs ont gagné aux dépens de l’amont.
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SC