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Parima franchi une étape clé pour la viande cultivée en Australie et Nouvelle-Zélande

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Le substitut de foie gras de canard de Parima est produit à partir de cellules animales cultivées. Crédits : © Parima

Le français Parima a terminé une première étape importante dans l’évaluation de sa viande de canard cultivée auprès de la Food Standards Australia New Zealand.

Après Singapour, le français Parima, né du rachat Vital Meat par Gourmey en octobre 2025, vient de franchir une étape réglementaire clé dans le processus d’approbation pour la viande cultivée en Australie et Nouvelle-Zélande. Parima « a réalisé l’évaluation de sécurité fondamentale du nouveau processus d’approbation alimentaire de Food Standards Australia New Zealand (FSANZ) pour la viande cultivée en Australie et Nouvelle-Zélande, devenant la première entreprise hors de la région à atteindre ce stade, et seulement la deuxième au monde (après la société australienne Vow, ndlr) », annonce Nicolas Morin-Forest, CEO de Parima et cofondateur de Gourmey le 27 mai 2026 sur son compte LinkedIn.

En octobre dernier, la FSANZ, l’équivalent de l’Efsa en Europe, avait accepté d’examiner le dossier déposé par le groupe, dans le cadre d’un processus d’évaluation scientifique des risques sur l’utilisation de la viande de canard issue de culture cellulaire. Ce substitut à la viande de canard pourrait être utilisé « dans des spécialités à texture tartinable, les graisses, les huiles et leurs dérivés, ainsi que dans les substituts de viande de canard tels que le « foie gras issu de culture cellulaire » et le « pâté de canard issu de culture cellulaire », à un taux d'incorporation compris entre 5 et 80 % en poids du produit fini », indiquait le groupe dans sa demande d’autorisation déposé en août 2025 à la FSANZ.

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Parima vient donc de franchir une troisième étape réglementaire importante en moins d’un an, après celles obtenues sur le poulet en octobre 2025 et le canard en avril 2026 par l’agence alimentaire de Singapour. « Notre plateforme de production est désormais validée pour deux espèces et dans deux juridictions distinctes. Cela prouve également que nos produits et procédés répondent systématiquement aux exigences de sécurité les plus strictes », ajoute encore le dirigeant dans son post.

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Maintenant cette approbation obtenue par la FSANZ, le groupe entre « dans les dernières étapes du processus en attendant la consultation publique et l’approbation finale », précise encore Nicolas Morin-Forest, qui en revanche ne donne aucun détail sur la date présumée d’une commercialisation des produits en Australie et Nouvelle-Zélande. Pour mémoire, la start-up australienne Vow qui a obtenu l’approbation réglementaire de la FSANZ en avril 2025, a franchi la dernière étape réglementaire en juin suivant, lui ouvrant ainsi la voie à la commercialisation de ses produits réalisés à partir de cailles cultivées.

La viande de canard issue de la culture cellulaire produite par Parima est obtenue à partir de cellules souches embryonnaires de canard isolées d'œufs fécondés de l'espèce Canard de Pékin (Anas platyrhynchos domesticus). Le nouvel aliment ainsi obtenu se présente sous « la forme d'une biomasse de couleur rose pâle/beige et contient au moins 10 % de protéines (70 % sur la base de la matière sèche) » et « la lignée cellulaire de production n’a subi aucune modification génétique », est-il encore indiqué dans le document de demande d’autorisation de Parima auprès de la FSNAZ.