Le spécialiste français de la viande cultivée Gourmey a racheté Vital Meat, pour créer Parima. La nouvelle entreprise veut être un leader global du marché de la viande cultivée, en attendant de recevoir les premières autorisations de vente.
La start-up française Gourmey, connue pour son foie gras cultivé, a annoncé le rachat de son concurrent français sur le marché de la viande de cultureVital Meat, sans dévoiler le montant de l’opération. Ensemble, les deux entreprises forment désormais Parima, qui se positionne comme « un leader global de la production animale de prochaine génération », souligne son communiqué du 15 octobre 2025.
« C’est le bon moment pour la consolidation et l’expansion », a déclaré Nicolas Morin-Forest, Pdg de Parima et cofondateur de Gourmey, cité dans le communiqué. « Nous avons prouvé notre viabilité économique et nous déployons maintenant à travers les espèces. En unissant deux équipes pionnières, nous renforçons la capacité de l’Europe à diriger le changement mondial vers une production animale efficace et durable grâce à l’innovation, en complétant les méthodes existantes et en construisant des chaînes de valeur plus résilientes. »
Neuf procédures d'autorisations en cours
Positionnées sur un marché innovant, les deux entreprises ont adopté deux stratégies différentes. Gourmey, qui a parié sur un positionnement premium en développant un foie gras cultivé, revendique désormais sa capacité à atteindre des coûts de production « inférieurs à 7€/kg ». Vital Meat, filiale du groupe français de génétique animale et de biotechnologie Grimaud, a misé sur le marché plus large de la viande de poulet cultivée, fruit de 25 ans de recherche. Elle apporte ses bioréacteurs d’une capacité de 2000 litres et l’infrastructure de son site de Nantes. Pour son cofondateur et Pdg Étienne Duthoit, « unir nos forces nous permet d’atteindre la masse critique nécessaire pour servir les marchés mondiaux multicanaux, de la restauration haut de gamme au B2B à grande échelle ». Dans un contexte global de consolidation du marché, il espère que ce rachat « accélère notre chemin vers la rentabilité et débloque de puissants moteurs d’innovation et de croissance ».
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Désormais, avec plus de 70 demandes de brevets dans 15 familles de brevets, Parima « détient un des portefeuilles de propriété intellectuelle les plus avancés du secteur de la viande cultivée ». Encore à l’étape du laboratoire en Europe et soumise à la réglementation des nouveaux aliments de l'Efsa, la viande cultivée est déjà autorisée à la commercialisation dans une poignée de pays, dont Singapour, Israël, les États-Unis et l’Australie.
Dans son communiqué du 15 octobre, Parima assure avoir neuf demandes d’autorisation en cours « à travers les principales régions mondiales », avec un intérêt fort « de partenaires culinaires dans le segment premium, tout comme des groupes agroalimentaires majeurs ». D’après l’article des Échos, Nicolas Morin-Forest prévoit les « premières autorisations entre fin 2025 et début 2026 ». L’entreprise serait alors « la première entreprise à recevoir le feu vert pour deux espèces animales dans le secteur de la viande cultivée, le canard et le poulet, débloquant une gamme illimitée d’applications ».