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– Les organisations professionnelles et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) jugent que les mesures votées par les députés européens « vont dans la bonne direction, améliorent la propositions de la Commission européenne, mais ne vont pas assez loin ». Pour le verdissement de la Pac, les amendements offrant « une certaine flexibilité pour la diversification des cultures et les prairies permanentes » sont bien accueillies par le Copa-Cogeca, qui déplore toutefois que l’Union soit, au niveau mondial, « la seule à réduire son potentiel agricole alors que la sécurité alimentaire soulève les plus grandes inquiétudes ». « Certains éléments du vote vont aussi à l’encontre des objectifs de la Pac », estiment les organisations agricoles, qui s’opposent notamment à tout transfert de fonds du premier vers le deuxième pilier. Elles critiquent aussi le fait que les États membres « puissent accorder des niveaux de soutien très différents pour des mesures qui pourraient provoquer de sérieuses distorsions de concurrence ».
– Le Conseil européen des jeunes agriculteurs (Ceja) était, avant la réunion de la commission parlementaire, favorable à l’amendement rendant obligatoire le complément de paiements directs pour les jeunes, ainsi qu’à la flexibilité accrue pour le verdissement de la Pac et aux dispositions votées pour le sucre, le lait, le vin et les règles des concurrence.
– La Coordination européenne Via Campesina (ECVC), qui « représente des petits et moyens agriculteurs tournés vers des modes de production respectueux de l'environnement », juge « scandaleux de faire financer des assurances par le deuxième pilier » et plaide pour un renforcement du soutien aux zones défavorisées.
De plus, selon elle, « il sera indispensable, au nom de la souveraineté alimentaire et au-delà des quelques avancées contenues dans le rapport de la commission parlementaire de l’agriculture sur l’OCM, de mettre en place des mécanismes de régulation des marchés pour maintenir des prix stables et décents pour les producteurs comme pour les consommateurs ».
– La Confédération internationale des betteraviers européens (Cibe) se félicite que les députés se soient prononcés pour « un ensemble équilibré et cohérent sur le sucre, incluant l’extension des dispositions actuelles jusqu'au 30 septembre 2020, et consolidant des mesures de marché flexibles (retrait de sucre sous quota et remise sur le marché de sucre hors quota).
Même commentaire de la part du Comité européen des fabricants de sucre (CEFS), qui exprime toutefois certaines inquiétudes en ce qui concerne notamment la date de mise en application de la réglementation du marché.
À l’inverse, le Comité des industries européennes utilisatrices de sucre (CIUS) déplore que, « en votant pour étendre les quotas de sucre jusqu’à octobre 2020, les parlementaires aient compromis les perspectives d'un marché européen du sucre équilibré et d’un secteur de l’alimentation et des boissons plus compétitif ».
De même, l’Organisation européenne des industries transformatrices des fruits et légumes (Profel) regrette que les députés aient « manqué une occasion d’introduire des règles du jeu équitables sur le marché du sucre ». Ce vote « réduira la compétitivité des producteurs de confitures et des conserveries de fruits dans toute l’Europe », affirme-t-elle.
– L’European Milk Board (EMB) se déclare « déçu », car, selon lui, « bien que quelques pensées prometteuses telles que la réduction volontaire de la production aient été adoptées (par la commission parlementaire), l'opportunité de prendre des mesures décisives afin d'enrayer la surproduction sur les marchés laitiers européens n'a pas été saisie ». « Pour ce faire, la mise en place de mécanismes permanents et flexibles de régulation du marché, comme l'agence de surveillance européenne, aurait été nécessaire », estime-t-il.
– La Fédération européenne des vins d’origine (Efow) se félicite du vote des députés en faveur du maintien du régime des droits de plantation viticoles. Il appelle maintenant la Commission et le Conseil à « améliorer la proposition du groupe à haut niveau » saisi de ce dossier, qui s’est prononcé pour l’instauration d’un nouveau système de réglementation des plantations.
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