La campagne française de pêches et nectarines s’achève sur un bilan satisfaisant, avec encore quelques palettes à expédier la semaine prochaine, souligne Raphael Martinez, directeur de l’AOPn pêches - nectarines - abricots, à Agra Presse le 19 septembre. Selon les prévisions du ministère de l’Agriculture (Agreste) au 1er septembre, la production de pêches, nectarines, brugnons et pavies atteindrait près de 217 000 t, soit une baisse de 8 % par rapport à 2024. Des chiffres que M. Martinez nuance : « Il est difficile d’avancer des chiffres précis pour l’instant. Agreste n’a pas les moyens de vérifier les volumes et effectue ses déclarations en s’appuyant sur des témoignages et des extrapolations. »
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Il estime toutefois la campagne « satisfaisante », au moins équivalente à celle de 2024. « Les volumes importants de la seconde partie de campagne ont compensé la faiblesse des volumes en première partie de campagne », commente M. Martinez. Il rappelle que la première partie de saison, jusqu’au 20 juillet, a été marquée par une forte demande en raison d’une bonne qualité des fruits, une météo favorable et une faible concurrence espagnole. En revanche, les volumes disponibles, limités en fin de première période, n’ont pas permis de répondre à l’ensemble de la demande. La deuxième partie de saison a été moins clémente, avec « un essoufflement de la consommation, et ce malgré la canicule », constate M. Martinez. Or, c’est à ce moment-là que les volumes ont augmenté, pour des raisons à préciser, selon l’organisation de producteurs. Une hausse qui a entraîné la constitution de stocks et une nette dégradation des prix. « Nous attendions une redynamisation du marché qui n’est finalement pas arrivée », regrette M. Martinez.