Le ministère de la Transition écologique a mis en consultation publique, jusqu’au 8 mai, son projet de priorités d’actions et son plan d’action pour tendre vers l’objectif de « zéro exposition aux perturbateurs endocriniens (PE) » en 2030. Ces projets de texte complètent les stratégies nationales sur les PE adoptées en 2014 (SNPE1) puis en 2019 (SNPE2). Parmi les six grandes priorités d’action, le gouvernement veut « renforcer les contrôles et la surveillance » des PE notamment dans les denrées et dans l’alimentation animale dont eau de consommation. Pour faciliter ce travail, il propose d’établir « une liste de substances PE par usage et susceptibles de se retrouver » dans ces produits. Le gouvernement veut aussi améliorer la surveillance de l’imprégnation des perturbateurs endocriniens dans l’air, l’eau et le sol – via par exemple les pesticides, les PFAS, les boues d’épuration et mieux identifier leur impact sur les écosystèmes. Il souhaite mieux protéger les travailleurs agricoles en contrôlant la présence de PE dans les produits utilisés sur les exploitations. Il veut également mieux informer le grand public sur les sources de contamination (matériaux au contact d’aliments, résidus de pesticides et contaminants, phyto-estrogènes telles isoflavones du soja) et souhaite encourager le développement de dispositifs comme les « ordonnances vertes » pour protéger les femmes enceintes et enfants à naître.
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