Un plan de sauvetage, baptisé « Plan Bordeaux » a été mis au point par le Comité interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) après de longs mois de tergiversations et a reçu le 17 février l’aval du ministère de l’Agriculture. Il prévoit d’arracher de 8 000 à 10 000 ha de vignes (8% du vignoble), de distiller sur la campagne en cours 500 000 hl de vin (un tiers de stocks). Pour encourager ces mesures, l’interprofession a proposé de compléter les aides de Bruxelles en les abondant elle-même. Le faible nombre de dossiers d’arrachage déposés en 2004 – 150 demandes pour environ 200 ha – montre que le niveau des primes proposées par Bruxelles (6.300 euros/ha) n’est pas assez incitatif, selon le CIVB. L’objectif est de doubler la prime, à 12 000 euros/ha, grâce à un emprunt de 70 M euros que souscrirait l’interprofession avec une garantie de l’Etat. Quant à la distillation, elle sera financée par un « fonds de solidarité » alimenté par des taxes sur les ventes des viticulteurs dépassant le quota de 50 hl/ha fixé l’an dernier par le CIVB pour limiter l’engorgement du marché.
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