Dans son bilan de campagne 2024-2025, le RNM indique que la production nationale de poireaux est estimée à 158 725 tonnes, soit une baisse de 10 % par rapport à l’année précédente et de 5 % par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes. La baisse de rendements dans plusieurs régions productrices (Hauts-de-France, Centre-Val de Loire, Auvergne Rhône Alpes) expliquerait cette baisse.
Ces rendements modérés, s’ils ont écarté le risque de crise, ont cependant influé sur le commerce pendant la saison : « Entre septembre 2024 et avril 2025, le marché du poireau, influencé par des facteurs saisonniers et météorologiques mais aussi par des campagnes promotionnelles importantes, ont montré une forte variabilité des prix », explique le Réseau national des marchés. Les promotions, en réduisant ponctuellement les prix de 15 à 30 %, auraient joué un rôle clé sur la dynamique du marché et l’écoulement des apports en GMS. Ainsi en fin d’année, l’élargissement des disponibilités et la concurrence interrégionale et belge ont entrainé la chute des cours. Ceux-ci redeviennent rémunérateurs à partir de janvier 2025, « au-dessus de la moyenne quinquennale », selon le RNM. Enfin, si le consommateur plébiscite toujours le poireau frais, ses achats évoluent également vers des produits transformés.
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Pour la campagne 2024-2025, les surfaces sont stables : 5 417 ha (selon une estimation d’Agreste). « Des dynamiques régionales opposées s’observent : les Hauts-de-France (-42 ha) et les Pays-de-la-Loire (-46 ha) enregistrent un recul de leurs superficies, tandis que la Bretagne (+ 122 ha) et le Centre-Val de Loire (+ 50 ha) affichent des progressions significatives », conclut le RNM.