Cet état des lieux dressé par l'Agence de l'eau pour le bassin Rhône Méditerranée Corse porte sur près de 3 millions de données. Il s'agit seulement de la deuxième édition de cet exercice après celle de 2010. En effet, au cours du temps, les méthodes de suivi de l'eau ont évolué. Bilan : « On a fait exploser le nombre de données », reconnaît Martin Guespereau. De plus, « les technologies de mesure des pollutions que nous utilisons aujourd'hui n'existaient pas il y a vingt ans ». Difficile, donc, de quantifier l'évolution de la pollution chimique des cours d'eau, sauf en disant que la situation « s'améliore ». D'autres types de pollutions étaient déjà mesurables. Ainsi, l'agence de l'eau peut dire aujourd'hui que les pollutions aux matières organiques ont été divisées par 10 en 20 ans. Grâce à un grand effort de mise aux normes des stations d'épuration qui n'a rien eu de spontané : la France était menacée par un contentieux européen... Un autre exemple probant est celui des phosphate, dont la présence a été divisée par 10 depuis 1990, grâce à l'interdiction de leur emploi dans les lessives. Mais pour les pollutions chimiques des cours d'eau il est difficile d'établir un « état initial », donc de quantifier l'effort réalisé. Pour autant, l'objectif d'atteindre le bon état écologique des masses d'eau est bel et bien fixé. Et l'Europe attend ses pays membres au tournant.
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