Au sein d’une « enveloppe prévisionnelle » de 10 M€ d’aides Covid, annoncée en juin pour le secteur de la pomme de terre, 4 M€ viennent d’être débloqués qui seront ensuite complétés, a indiqué le 2 novembre le ministère de l’Agriculture à Agra Presse. Cet accompagnement des planteurs hors contrat concerne le retrait de volumes de production non transformés au printemps à cause de la crise sanitaire, précise l’UNPT (producteurs), déçue du « non-respect » de la promesse financière de l’État. D’autres crédits s’ajouteront aux 4 M€, via le plan de relance ou un autre dispositif, souligne le ministère, évoquant des aides structurelles notamment pour l’investissement dans le stockage. « On ne connaît pas encore le montant final » des aides au secteur, d’après la même source. Le versement des 4 M€ reste soumis à la décision de FranceAgriMer, attendue « d’ici à fin novembre ». Pour expliquer ce délai, le ministère parle d’une volonté d’être « conforme juridiquement » aux règles de l’UE, d’orienter les aides vers les plus en difficulté. L’UNPT réclame que cette enveloppe puisse être rallongée en appliquant les 50 €/ha prévus initialement sur 200 000 t (soit 10 M€ au final) : « Il ne doit pas y avoir de stabilisateur », considère le directeur Martin Mascré.
Seuls les producteurs y ont droit. Pourtant aux yeux de l’interprofession GIPT, « l’ensemble des acteurs de la filière, industriels comme agriculteurs, se sont engagés pour retirer des volumes de pommes de terre non transformées pendant la crise sanitaire », selon un communiqué le 21 octobre. Le ministère répond que « les industriels ont finalement couvert les contrats des producteurs ». Un second volet d’aide est prévu, qui ira « plutôt aider les industriels » ayant contractualisé pour les aider à « consolider la structuration de la filière ».
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Un premier volet d’aide réservé aux producteurs