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Pomme/poire : prévisions en légère baisse

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Les premières estimations pour la campagne en pomme et poire ont été publiées. Les appréciations du ministère et des producteurs différent cette année encore sur le potentiel en pommes.

Selon les premières prévisions arrêtées au 1er juillet par les services du ministère de l’Agriculture (Agreste), la production française de poires de table serait de près de 138 000 tonnes, en retrait de 7 % par rapport à la bonne récolte 2024. Elle resterait supérieure de 8 % à la récolte moyenne 2020-2024 « du fait notamment d’une augmentation des surfaces en production de 4 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années ». En Paca, première région française pour les surfaces, la production diminuerait de 6 % sur un an, à cause d’une nouaison perturbée par la pluie et d’importantes chutes de fleurs. Situation similaire en vallée du Rhône, en Occitanie et en Centre-Val de Loire. Exception : l’absence d’aléas climatiques majeurs en Pays de la Loire laisse espérer une production plutôt stable.

Les producteurs ont aussi dû faire face à des problèmes sanitaires (tavelure) et une pression notable de ravageurs, notamment les psylles et les pucerons cendrés. « Clairement, il faut s’attendre à une légère baisse en poires après une année pleine en 2024 et un phénomène d’alternance cette année. Nous présumons plutôt une récolte autour de 124 000, 127 000 tonnes, avec surtout moins de poires d’été que d’automne », explique Pierre Venteau, directeur de l’ANPP (producteurs) contacté par Agra Presse.

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Pomme : situation contrastée selon les bassins

En pommes, le ministère avance une production qui baisserait de 3 % sur un an, à 1,57 million de tonnes. Les baisses, plus ou moins légères, toucheraient surtout Paca, Auvergne-Rhône-Alpes et Pays de la Loire, alors qu’en Occitanie, la production est attendue en hausse sur un an, « portée par une progression des surfaces, la seule constatée à l’échelle nationale ». En Pays de la Loire, on s’attendrait à une production proche de celle de l’an dernier. La pression de la tavelure et du puceron cendré resterait importante.

Comme l’année dernière, l’ANPP diverge sur le tonnage estimé : « À mi-juin, nous avons évalué une récolte similaire à celle de l’année dernière, donc plutôt des volumes stables par rapport à 2024. » Sur l’analyse de fond, ministère et producteurs convergent : « En effet, le puceron cendré a été très présent en régions de production, alors que la floraison laissait espérer une belle récolte. En revanche, les producteurs n’ont pas enregistré de tavelure », précise Pierre Venteau qui rappelle que l’ANPP alerte depuis plusieurs années sur le recul de surfaces de pommes en France. Le constat est partagé par le ministère qui indique des baisses de surfaces dans toutes les régions productrices (en Centre-Val de Loire, elle atteindrait 15 % par rapport à la moyenne 2020-2024).

En pomme, les producteurs table sur un tonnage stable