Le CNIPT (interprofession de la pomme de terre fraîche) a présenté le 11 décembre sa « feuille de route décarbonation », qui vise d’ici 2030 une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 17 % par rapport au niveau actuel. D’après ses calculs (réalisés avec le cabinet AgroSolutions), l’empreinte carbone d’une tonne de pommes de terre (« du champ à la porte du magasin », l’étude n’ayant pas pris en compte le stade distribution) s’élève à 294 kg CO2e. Des émissions réparties de manière équilibrée entre production (30 %), transport (25 %) et conditionnement (35 %), auxquels s’ajoute le stockage (11 %). Ces calculs se basent sur des données officielles (enquête « Pratiques culturales » d’Agreste de 2017) et sur des chiffres collectés par l’interprofession (2020, 2021 et 2022).
Sur les 44 leviers de réduction listés par le CNIPT, 19 concernent l’agriculture ; il s’agit principalement de déployer des pratiques existantes (« réduction de l’impact de la fertilisation azotée », réduction du travail du sol, plantation de haies, etc.). Pour les autres maillons, la réduction des émissions passera par l’optimisation de la logistique, la réduction et le recyclage des emballages ou encore la baisse de la consommation d’énergie liée au stockage à froid.
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Au niveau réglementaire, le CNIPT demande un cadre permettant de développer le recyclage des emballages, ainsi que la possibilité d’utiliser des camions de 44 t pour les transports transfrontaliers. La filière compte aussi sur des financements publics et privés pour investir dans la décarbonation. « Nous avons la chance d’avoir un produit très accessible, quelques centimes au niveau du consommateur suffiront » à dégager d’importants financements, estime le président du CNIPT Joanny Dussurgey.
YG