En pleine polémique sur la baguette de pain à 29 ct € dans les magasins Leclerc, Culture Viande (abatteurs) dénonce le 17 janvier des promotions « tout aussi inacceptables » pour la viande porcine dans l’enseigne bretonne. La fédération de l’abattage-découpe cite plusieurs exemples de prix au consommateur, dont des côtes de porc à 1,69 €/kg ou du jambon à 1,85 €/kg. À de tels niveaux de prix, « il manque près de 0,50 €/kg pour couvrir les frais d’abattage, découpe, conditionnement… », affirme Culture Viande. « Il faudrait donc payer aux éleveurs le porc à moins de 1 €/kg ! Est-ce cela le soutien aux éleveurs de porcs français ? », s’interroge l’organisation.
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Constatant que « la FNSEA a réagi à juste titre sur le prix de la baguette », Culture Viande pointe « le silence assourdissant de la production porcine sur les promotions à bas prix de ce début d’année ». En cette période habituelle de promotions, « c’est vrai que l’on voit encore des promotions très basses, mais proportionnellement moins basses que l’année dernière », réagit le président de la FNP (éleveurs de porcs, FNSEA) François Valy dans un entretien à Agra Presse.
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« Si on veut empêcher ce genre de promotions, il faut que la loi Egalim 2 soit respectée. Or, aujourd’hui, très peu d’abatteurs se pressent pour répondre à nos propositions de contrats », tacle M. Valy. Seul Kermené (groupe Leclerc) a annoncé avoir conclu un accord avec les groupements d’éleveurs. Les contrats sont obligatoires depuis le 1er janvier pour les porcs castrés. « On peut contractualiser entre 20 et 40 % de la production française s’il y a la volonté de l’amont et de l’aval », estime le président de la FNP, rappelant que « 70 % de notre production est consommée sur le territoire français ».