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PPAM : lancement de l’association interprofessionnelle Plantes Actives

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Le lancement officiel de Plantes Actives, l’association interprofessionnelle de la filière PPAM, s’est déroulé le 26 février au Salon de l’agriculture. Elle regroupe dix associations, de l’amont (producteurs et cueilleurs) et l’aval (transformation). La filière offre « un spectre d’applications très large – cosmétique, compléments alimentaires, alimentation humaine et animale, mais aussi biocontrôle », explique son président, Michel Meneuvrier. Le principal objectif pour 2026 est d’obtenir la reconnaissance en tant qu’interprofession par le ministère de l’Agriculture. Faire reconnaître le métier de cueilleur/herboriste est aussi dans les ambitions de Plantes Actives. La lavande et le lavandin n’entrent pas dans le périmètre de l’association.

La veille, lors d’une conférence de FranceAgriMer, producteurs et transformateurs ont fait part de leurs réflexions sur l’impact du climat sur leurs productions. « La filière est résiliente avec l’évolution des zones de production », a expliqué Didier Dorin, producteur en Charente-Maritime et président de la coopérative Biolopam : « Je cultive du thym depuis quinze ans. Mais, il ne s’agit pas des mêmes variétés, ni des mêmes usages. » Ainsi pour la menthe : si la Drôme comporte le plus de surfaces, elle est suivie par la Seine-et-Marne et le Maine-et-Loire. « Le problème de l’accès à l’eau pose la question d’une implantation encore plus au nord. Parfois, des arbitrages se font au profit des légumes chez les producteurs », considère Michel Meneuvrier. La conférence pour la souveraineté alimentaire a retenu comme trajectoire à dix ans l’augmentation de surfaces de 10 000 ha pour les plantes aromatiques et médicinales, dont le pavot pharmaceutique et les herbes de Provence.

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PG

28 % des surfaces sont cultivées en bio