Proposé à partir du 1er janvier par une trentaine d’associations sur le modèle d’une opération anglaise, le Défi de janvier va connaître sa première édition française cette année. Adaptation de l’opération Dry January lancée en 2013 en Angleterre, le Défi de janvier est depuis des mois dans le collimateur du secteur de l’alcool, et en particulier du monde du vin. « Étape après étape, (il s’agit) d’arriver à l’interdiction de consommation, c’est ça qui est derrière », estime côté Bernard Farges, président de la Cnaoc. « Il n’y a aucune volonté de prohibition ni d’abstinence totale, ce n’est pas du tout une campagne moralisatrice ni hygiéniste », se défend Nathalie Latour, déléguée générale de la Fédération addiction, l’une des associations organisatrices. « Contrairement au Mois sans tabac (organisé par les pouvoirs publics en novembre, ndlr), l’objectif n’est pas l’arrêt total : il s’agit de faire une pause, de regarder les moments où on ne consomme pas par plaisir mais par incitation », poursuit-elle. Pour cette première édition, Mme Latour espère « atteindre les mêmes chiffres qu’en Angleterre en 2013 », soit 4 000 inscrits sur le site. Selon elle, ce type de campagne existe dans 14 pays, dont la Belgique.
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