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Probables excédents en cognac, pistes de débouchés en vins de base et jus

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À quelques jours de la date limite de la déclaration d’affectation du parcellaire, au 31 juillet, 80 % des viticulteurs de l’appellation cognac ont identifié leurs débouchés. « Il est encore tôt pour identifier le volume restant, l’été sec aura une incidence sur le potentiel », mais « les chiffres laissent penser que nous aurons des excédents », indique Anthony Brun, président de l’union des viticulteurs de l’AOC Cognac, et de la famille des viticulteurs au BNIC (interprofession). Sous réserve des chiffres finaux, et du résultat de l’accord commercial entre l’UE et les États-Unis – dont les contours sont encore flous pour la filière des vins et spiritueux –, le représentant professionnel prévoit de demander un soutien aux pouvoirs publics, au titre de « dommage collatéral » du conflit sur les voitures électriques entre la Chine et l’UE. « Il est encore trop tôt pour identifier les leviers », explique Anthony Brun.

De son côté, la filière a identifié, comme en 2023 (année de récolte exceptionnelle), des pistes de nouveaux débouchés mais « pas de baguette magique ». Elle mise notamment sur le marché des jus de raisin industriels, et celui des vins de base, lequel pourrait s’ouvrir en raison de difficultés des vignobles italiens et espagnols. « Ce sont des marchés fournis par l’export, qui ne sont pas concurrents des Français », assure Anthony Brun. Le vignoble a aussi activé un mécanisme d’arrachage temporaire en février, dont il est attendu qu’il soit largement utilisé l’an prochain.

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La filière viticole a quant à elle prévu d’effectuer prochainement une nouvelle enquête auprès des viticulteurs pour estimer leurs besoins en matière d’arrachage et de distillation. Elle a rencontré récemment la ministre de l’Agriculture pour lui demander de nouvelles mesures. Rendez-vous est pris après les vendanges.

« Les chiffres laissent penser que nous aurons des excédents »