Le financement des projets d’avenir, inscrits dans la loi d’urgence agricole débattue à l’Assemblée, ne suscite « pas d’inquiétude », a déclaré le 27 mai le président des JA Pierrick Horel. « Pour l’instant pas d’inquiétude, parce que c’est allé très vite depuis la genèse du projet en 2024 » chez les Jeunes agriculteurs, a-t-il affirmé en conférence de presse. Pierrick Horel envisage « un financement un peu protéiforme : une partie issue de la Pac, une partie d’engagement personnel des agriculteurs souhaitant opérer ces transitions […] et puis les distributeurs, la transformation, qui doivent s’engager eux aussi. » Les projets d’avenir constituent, à ses yeux, « un projet de changement de modèle agricole et donc un projet de société ». À ce titre, « il faudra se poser la question de comment on s’engage collectivement dans le financement ». Le 20 mai, les députés ont voté pour accompagner les projets d’avenir. Interrogée sur le financement, Annie Genevard avait déclaré qu’il pourrait s’agir de crédits européens, régionaux, nationaux et d’investisseurs privés. « Ce sont des financements qu’il faudra aller chercher, en effet, et ce sera une des missions des Régions », avait-elle ajouté. Donc « vous confirmez qu’il y a zéro budget associé à ces projets », lui avait lancé Aurélie Trouvé (LFI), dénonçant une « coquille vide ».
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