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UE/vin Prolongation de l’exemption de l’étiquetage des agents de collage

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« L’étiquetage obligatoire des vins clarifiés aux dérivés de la caséine et de l’ovalbumine doit être reporté jusqu’à la fin de juin 2012 en attendant l’évaluation scientifique de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire ». Ce nouveau report de l’obligation de mentionner sur les étiquettes la présence de substances allergènes dérivées du lait et des œufs (1) est chaleureusement accueilli par l’industrie européenne du vin qui y voit par là « la démonstration que les bonnes pratiques de fabrication du vin ne sont pas susceptibles de provoquer des réactions allergiques chez certains consommateurs ».

Le Comité européen des entreprises de vins (Ceev), le lobby de l’industrie européenne du vin, se félicite de l’approbation par la Commission européenne, le 17 décembre 2010, de la prolongation jusqu’au 30 juin 2012 de l’exemption actuelle pour l’étiquetage obligatoire du lait et des dérivés d’œufs traditionnellement utilisés comme agents de collage dans la vinification. Il considère que le nouveau règlement adopté par la Commission « a confirmé que tout étiquetage obligatoire de ces substances devrait être reporté jusqu’à la fin de juin 2012 en attendant l’évaluation scientifique de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire, afin d’éviter des charges inutiles aux opérateurs économiques dans le secteur vitivinicole en raison des modifications dans les règles d’étiquetage ».
Le Ceev affirme que c’est « une coopération unique entre les associations internationales de l’industrie du vin coordonnées par le Ceev, les équipes de haut niveau de chercheurs scientifiques, avec le soutien des Etats membres de l’UE sous la direction de l’Organisation internationale de la vigne et du vin, qui a permis de soumettre en juin 2010, une demande à la Commission européenne pour une exemption d’étiquetage sur la base de nouvelles études scientifiques confirmant que les vins clarifiés avec de la caséine et de l’ovalbumine, selon les bonnes pratiques de fabrication, ne sont pas susceptibles de déclencher des réactions indésirables chez les personnes allergiques aux œufs ou du lait ».

Premiers résultats prometteurs
En effet des études scientifiques ont été conduites sous l’égide de l’OIV pour vérifier si les techniques habituellement mises en œuvre lors de l’élaboration des vins, notamment la filtration, permettent d’éliminer les résidus de ces substances qui ne seraient plus détectables par des méthodes d’analyse scientifiquement reconnues. L’OIV a remis en juin 2010 à la Commission européenne un dossier scientifique comprenant des résultats complets concernant la caséine (dérivé du lait), ainsi que des résultats préliminaires concernant l’ovalbumine (blanc d’œuf), les résultats définitifs étant attendus au printemps 2011. D’après les premiers résultats, qui devront être dûment confirmés par l’AESA, la caséine et l’ovalbumine, utilisées selon les bonnes pratiques œnologiques pour le collage des vins, ne resteraient qu’à l’état de trace après traitement dans les vins. Les résultats définitifs des examens devraient permettre à la Commission européenne, en collaboration avec l’Autorité européenne de sécurité alimentaire, d’examiner la possibilité de mettre en place une exemption permanente de l’obligation d’étiqueter les dérivés de substances allergènes dans les vins pour la caséine et l’albumine.

(1) La date limite pour l’application de cette obligation fixée initialement au 31 mai 2009 a été repoussée une première fois au 31 décembre 2010 par la Commission européenne afin d’aligner les délais concernant l’étiquetage des allergènes avec ceux décidés dans le cadre du nouveau Règlement d’application sur l’étiquetage et la présentation des vins pris dans le cadre de la nouvelle OCM pour le secteur vitivinicole.

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