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Protéine végétale : technique et génétique, deux leviers « indispensables »

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La recherche doit concentrer ses efforts sur « la plante et sa culture » (soja, colza, tournesol, pois…) afin d’améliorer l’autonomie protéique de la France et les dynamiques entre les filières végétales et animales dans ce domaine, a expliqué le directeur scientifique adjoint agriculture à l’Inrae, Jean-Louis Peyraud, à l’occasion du colloque du programme Cap Protéines (Idele/Terres Inovia), le 31 mai. « Le gros frein est sur la plante et sa culture, pas sur l’alimentation animale », affirme-t-il. Le chercheur identifie deux leviers « indispensables » : l’amélioration des techniques de décorticage des graines et celle de la génétique de la plante. Chez le leader français de la trituration de graines oléagineuses, Saipol, les équipes en charge de l’innovation cherchent, par exemple, à développer des graines ayant une meilleure teneur en protéines, tout en conservant leur teneur en huile.

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La filiale d’Avril produit 1,7 Mt de tourteaux de colza et de tournesol par an, dont une partie de la matière première est importée. « Notre capacité de trituration surpasse la production française », explique Cédric Pasco, spécialiste du marché des tourteaux à Saipol. Il juge « impossible à moyen terme de se passer des importations de soja » compte tenu de la demande de l’élevage. L’élevage français est autonome à 43 % en matières riches en protéines. Pour « se passer entièrement de soja importé sans pénaliser les productions animales », la France devrait diviser par deux les surfaces de maïs ensilage, quadrupler celles de soja et doubler celles de protéagineux, selon une récente étude de l’Institut de l’élevage (Idele). Afin d’encourager les agriculteurs à se tourner vers ces productions, il faudra « compenser » la différence de rentabilité avec le blé et le maïs, souligne Jean-Louis Peyraud. L’Idele propose, toujours dans cette même étude, une aide spécifique de 200 €/ha sur un million d’hectares (Mha).

Développer des graines ayant une meilleure teneur en protéines