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Protéines animales transformées : la réautorisation formellement adoptée

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Suite aux feux verts respectifs des États membres et du Parlement européen, la Commission européenne a formellement adopté sa proposition de règlement réautorisant l’utilisation de protéines animales transformées dans l’alimentation des porcs et des volailles.

La Commission européenne a formellement adopté, le 18 août, son nouveau règlement qui autorise l’utilisation de protéines animales transformées (PAP, "processed animal proteins") dans l’alimentation des non-ruminants. Ce règlement délégué avait obtenu le feu vert des États membres et du Parlement européen.

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Il permettra d’utiliser des PAP de porc dans l’alimentation des volailles, des PAP de volaille dans l’alimentation des porcs, de la gélatine et du collagène d’origine ruminante dans l’alimentation des animaux d’élevage non ruminants et des PAP d’insectes dans l’alimentation des volailles et des porcs. Cette autorisation doit entrer en vigueur dans le courant du mois de septembre, vingt jours après la publication du texte au Journal officiel de l’UE.

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Assurer la séparation correcte et adéquate des espèces

La Commission insiste sur le fait que le règlement prévoit des conditions strictes pour « prévenir la contamination croisée, garantir le respect de l’interdiction du recyclage au sein de l’espèce (le cannibalisme) et faciliter les contrôles officiels ». Selon elle, les raisons de l’interdiction initiale de 2001 sont désormais résolues, l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) étant « totalement sous contrôle », avec le dernier cas découvert en 2016. Elle précise que la restructuration de l’industrie de l’alimentation animale permet d’assurer la séparation correcte et adéquate des espèces, soulignant également que des méthodes de test en laboratoire sont désormais disponibles.

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Le syndicat du bétail et de la viande (UECBV) a salué cette décision « fondée sur la science », alors qu’environ 100 000 tonnes d’anciennes denrées alimentaires contenant du collagène et/ou de la gélatine de ruminants sont éliminées chaque année dans l’UE car elles ne peuvent pas être utilisées. Réautoriser l’utilisation de ces protéines, souligne l’UECVB, réduira la dépendance de l’UE vis-à-vis des importations de protéines en provenance de pays tiers. Dans un communiqué, la Plateforme internationale des insectes pour l’alimentation humaine et animale (Ipiff) se félicite également de cette décision qui constitue « une étape déterminante dans la montée en gamme du secteur européen des insectes ». Pour l’Ipiff, ce texte « jouera aussi un rôle dans la diversification de la production alimentaire, en améliorant la durabilité et l’autosuffisance du secteur européen de l’élevage ».