Rien n’est simple, ni le fonctionnement de la Pac actuelle ni la préparation de la prochaine. L’Autriche, qui vient de prendre en charge la présidence du Conseil de l’UE, va faire de son mieux tout au long du trimestre pour faire progresser le débat ministériel sur les propositions de la Commission de Bruxelles pour l’après-2020, débat dont elle dressera un « état des lieux » en décembre. Mais ces délibérations sont plombées par l’hypothèque budgétaire que fait peser le Brexit dont la négociation avec Londres est, en plus, particulièrement laborieuse. De son côté, le Parlement européen, co-législateur, entame le travail, et ça s’annonce, là aussi, laborieux. Les rapporteurs de la commission de l’agriculture sont enfin tous nommés, et c’est l’Espagnole Esther Herranz García qui, l’emportant de peu sur son collègue français Michel Dantin, a été choisie par le groupe démocrate-chrétien pour traiter le texte principal, celui sur les futurs « plans stratégiques relevant de la Pac » que devront mettre en œuvre les États membres. Avec l’espoir, a priori insensé, de parvenir à un compromis en première lecture lors de la session plénière d’avril, la dernière avant les élections européennes au mois de mai et l’installation d’un nouvelle Assemblée début juillet 2019. Comment slalomer aussi rapidement dans les arcanes parlementaires lorsqu’il s’agit de dossiers aussi complexes, et qui plus est en période pré-électorale ? De plus, la commission de l’environnement, très gourmande, devrait obtenir la « compétence partagée » avec celle de l’agriculture pour plusieurs articles du projet de règlement confié à la députée de la Rioja. Ça promet.
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