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Filière blé-farine-pain Quinze ans d’amélioration de la qualité des blés français

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Depuis une quinzaine d’années, la qualité meunière et boulangère des blés français n’a cessé de s’améliorer, au point de créer un puissant mouvement d’aspiration des blés français à l’exportation. C’est un des messages qui ont été délivrés par la filière blé-farine-pain lors des 61es journées techniques de la meunerie, qui revêtaient un caractère international exceptionnel.

La qualité meunière et boulangère des blés français n’a cessé de s’améliorer depuis une quinzaine d’années du fait des critères de sélection variétale et des techniques culturales, a indiqué Benoît Méléard, responsable du pôle « caractérisation et promotion des céréales » chez Arvalis, le 14 octobre, dans le cadre des 61es journées techniques de la meunerie.
Ces journées – les 14 et 15 octobre à Reims – ont revêtu un caractère international exceptionnel, car elles se sont tenues sur le même lieu que la rencontre eurasienne de l’association internationale des meuniers (l’International Association of Operative Millers (IAOM).

Des barèmes sévères pour les blés de basse qualité panifiable

Benoît Méléard a rappelé que les critères de sélection des blés sont fondés sur des barèmes exigeants pour les blés de basse qualité panifiable, sur le plan des rendements, et moins exigeants pour les blés de haute qualité panifiable. Ainsi, pour les blés de faible qualité panifiable, une variété ne peut être inscrite que si elle obtient au moins 107% de rendement par rapport aux variétés témoins. Pour les blés de très haute qualité panifiable, le seuil exigé n’est que de 80%, la qualité primant donc sur le rendement.
L’intervenant d’Arvalis a également évoqué, comme facteurs d’amélioration de la qualité meunière et boulangère, la généralisation de pratiques culturales comme le fractionnement de la dose totale d’engrais azoté en trois apports. Une pratique qui permet une meilleure absorption de l’azote, et qui produit ainsi davantage de protéines à l’hectare, qualités demandées par la meunerie. Il a souligné la généralisation de l’équipement des organismes stockeurs en appareils de spectrométrie infrarouge (1 400 appareils), qui mesurent rapidement les taux de protéines des blés.

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