Le patron d’une entreprise sarthoise de ramassage de volailles a été condamné à deux ans d’emprisonnement ferme pour avoir infligé des conditions de travail souvent « indignes » à des salariés vulnérables, a appris l’AFP le 16 décembre auprès du tribunal correctionnel du Mans. Cet homme de 43 ans a été relaxé la veille du chef de traite d’êtres humains mais il a été jugé coupable de rétribution inexistante ou insuffisante de personnes vulnérables, conditions de travail et d’hébergement indignes et travail dissimulé. Il a été condamné à trois ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis probatoire, peine assortie d’une interdiction de gérer une entreprise pendant quinze ans. Il devra également verser des dommages et intérêts aux parties civiles. Selon le prévenu, ailleurs, cela se passerait de la même façon. « Certains sont contents : parce que je suis tombé ! », a lâché cet homme au visage rond à la barre. À l’audience, sur les 126 parties civiles, une vingtaine de personnes ont pris la parole, racontant les horaires à rallonge, les heures non payées, l’absence de vacances et des conditions de travail difficiles, voire indignes.
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