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Résidus de pesticides : Strasbourg retoque encore les propositions de Bruxelles

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Le Parlement européen a rejeté, le 18 septembre à une large majorité, deux décisions de la Commission européenne proposant de revoir les limites maximales de résidus (LMR) de pesticides interdits dans l’UE sans les ramener à zéro : 522 voix contre 127 contre et 28 abstentions pour le texte concernant le cyproconazole et le spirodiclofène, 516 contre 129 et 27 abstentions pour celui portant sur le bénomyl, le carbendazime et le thiophanate-méthyl. Ce sont principalement les élus PPE (droite classique) qui se sont opposés aux textes portés par les sociaux-démocrates, les Verts, les centristes et la Gauche radicale. Une majorité absolue d’au moins 359 députés ayant été atteinte, Bruxelles va devoir revoir sa copie. Lors d’un vote au mois d’avril, les États membres avaient pourtant donné leur feu vert à ces textes qui prévoient des tolérances à l’importation très supérieures à la limite de détection (s’alignant sur les niveaux de référence internationaux du Codex alimentarius) pour les molécules concernées sur des produits tels que les agrumes ou les céréales.

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« C’est un désaveu pour la Commission européenne » malgré la pression qu’elle a exercée pour convaincre les parlementaires de ne pas soutenir ces objections, se félicite l’eurodéputé socialiste français Christophe Clergeau à l’initiative de ces deux résolutions. Déjà avant les élections européennes, des propositions similaires concernant les résidus de tricyclazole sur le riz et de thiaclopride avaient été rejetées par le Parlement européen. Christophe Clergeau espère qu’avec ce vote encore plus net que les précédents, « la Commission européenne va changer de logique » pour la protection de la santé des citoyens et lutter contre une concurrence pour les agriculteurs de l’UE. « Je ne demande pas forcément à ramener toutes les LMR systématiquement à zéro, il peut y avoir des souplesses mais pas dans les proportions envisagées par la Commission », détaille-t-il.