Les inégalités de niveau de vie chez les ménages agricoles sont particulièrement marquées, comparé à l’ensemble de la population active, avec les plus aisés en viticulture et grandes cultures, et les plus modestes dans l’élevage bovin, selon une enquête de l’Insee parue le 22 avril. En France (hors Guadeloupe, Guyane et Mayotte) en 2020, le niveau de vie médian des membres des ménages agricoles atteignait 22 700 €/ha, « très proche de celui des ménages actifs ». L’étude montre que le niveau de vie des 10 % les plus aisés est 4,1 fois plus important que celui des 10 % les plus modestes, contre 3,3 chez l’ensemble des ménages actifs. En Corse, à la Réunion et en Martinique, ce chiffre atteint même 5,7, en raison de revenus très faibles. L’écart est aussi très marqué dans certains autres territoires où à l’inverse les ménages agricoles aisés ont un niveau de vie particulièrement élevé, à l’instar des régions de grandes cultures, comme l’Île-de-France, ou des régions viticoles, comme le Centre-Val de Loire ou le long du Rhône. À l’inverse, les ménages qui pratiquent l’élevage de bovins, ovins, caprins, le maraîchage ou l’horticulture ont en moyenne des niveaux de vie plus bas ; 16,3 % des personnes résidant dans des ménages agricoles vivent sous le seuil de pauvreté, « 3,5 points de plus » que pour la moyenne.
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