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Agroalimentaire Roquette se diversifie dans les micro-algues

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Le groupe Roquette, amidonnier français qui transforme 2,5 millions de tonnes de blé, maïs, pommes de terre et pois protéagineux en France, se diversifie dans la production et la transformation des micro-algues pour la nutrition et la santé, a annoncé son patron, Marc Roquette, le 14 octobre.

Diversification majeure pour Roquette : l’amidonnier Roquette basé à Lestrem dans le Pas-de-Calais, a décidé de se diversifier dans un secteur où les tonnages fabriqués sont minimes et à forte valeur ajoutée : la production et transformation des micro-algues pour la nutrition humaine (oméga 3), la pharmacie, la cosmétique et les aliments piscicoles.

Demain peut-être des algoculteurs !

« La culture d’algues permet de produire 20 à 30 fois plus de biomasse à l’hectare que des céréales… mais avec des coûts très élevés pour l’instant », a indiqué Marc Roquette. C’est pourquoi dans un premier temps, le groupe mise sur les segments de marché à petits volumes et à fortes marges. Dans un second temps, mais qui sera long (le temps d’exploiter l’important potentiel d’innovation), Roquette pourrait s’attaquer à la production et à la trnsformation d’algues pour la chimie végétale. Un troisième temps, encore beaucoup plus lointain, pourra être celui de la production massive d’huile pour produire de l’énergie, notamment du méthane à haut rendement.

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La production d’algues sera effectuée par Roquette, dans « le plus grand photobioréacteur en eau douce du monde », racheté à la société allemande BPS. Mais, d’après Marie-Hélène Saniez-Degrave, responsable de ce programme intitulé « Algohub », la production pourrait aussi, à l’avenir, être confiée à des agriculteurs. La question « mérite d’être étudiée », estime-t-elle. Ce genre d’activité n’est pas très éloigné de celle des serristes, a-t-elle ajouté. La production de micro-algues pourrait en tout cas être réalisée par des agriculteurs en bassins ouverts, selon la responsable du programme.

Le programme Algohub est mené par un consortium, dans lequel on trouve des sociétés comme Glon (nutrition animale), Évialis (nutrition animale), Bonduelle (légumes en conserve), à côté d’instituts comme l’Institut Pasteur de Lille. À la frontière de la recherche-développement et de la production industrielle, ce programme, dont Roquette est le chef de file, vise à « faire émerger l’industrie des micro-algues et de leurs dérivés dans le monde ».