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Santé mentale et conditions de travail : le commissaire Hansen attentif

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L’activité agricole « peut entraîner des niveaux élevés de stress et conduire à des problèmes et troubles de santé mentale, tels que la dépression et dans certains cas, malheureusement, même au suicide », a convenu le commissaire européen à l’Agriculture Christophe Hansen, lors d’un débat organisé au Parlement européen à Strasbourg le 18 décembre. Chez les agriculteurs, le taux de suicide – dans certains États membres – est 20 % plus élevés que la moyenne nationale. Et les accidents mortels au travail sont plus de deux fois plus nombreux dans le secteur agricole par rapport à tous les autres secteurs. Mais le commissaire a rappelé que l’UE avait déjà proposé des solutions face à ce problème : en 2023 une communication sur une approche globale de la santé mentale a été adoptée avec une attention particulière accordée aux agriculteurs et la Pac peut aussi soutenir des initiatives de formation et de sensibilisation à la santé mentale et aux accidents du travail.

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Par ailleurs, le commissaire à l’Agriculture a indiqué que ses services menaient actuellement une étude sur le mécanisme de conditionnalité sociale de la Pac introduit lors de la dernière réforme. Six États membres l’appliquent déjà tandis que les autres le feront à partir de 2025. « En établissant la conditionnalité sociale, les colégislateurs ont clairement signalé que la lutte contre les mauvais traitements infligés aux travailleurs du secteur agricole est une question importante et que l’argent public ne doit pas être accordé aux employeurs qui ne respectent pas la législation sociale de l’UE. Mais le mécanisme actuel a ses limites », a souligné Christophe Hansen. Exemple : dans certains secteurs (fruits et légumes, vin, porcs, volaille…) les agriculteurs ne reçoivent pas de paiements directs et ne sont donc pas couverts par l’instrument. « Notre objectif est de cibler notre politique agricole commune. »