Arterris investit 14 millions d’euros dans la modernisation et la diversification de ses usines de semences, a annoncé la coopérative le 4 janvier.
Davantage de bio, de soja et légumes secs, moins de blé dur : la production des trois usines dans l’Aude et les Bouches-du-Rhône s’adapte aux évolutions du marché. Ce projet, Arterris le dénomme Opus (pour "optimisation des processus des usines semences"). Une première tranche de travaux vient d’être livrée. Cela concerne principalement Castelnaudary (9,5 millions d’euros). Le site (30 000 tonnes de semences) réserve un bâtiment au traitement et au stockage des semences bio hybrides. Une nouvelle ligne d’enrobage est installée, permettant l’utilisation de biostimulants. De nouvelles espèces, soja et hybrides bio, sont désormais traitées. Les installations comprennent également une nouvelle chaîne de conditionnement, qui tient compte de la pénibilité de la tâche pour les employés, une imprimerie dernière génération pour l’impression de recommandations légales sur les sacs de semences dans le cadre de la certification des semences, ainsi qu’un bâtiment de stockage avec quais d’expédition.
Le site d’Arles (10 000 tonnes de semences), avec 1,3 million d’euros investis, est pour sa part remis à niveau. Il est éclaté en deux, par manque de place. Restent à Arles le conditionnement, l’expédition mais toute la partie réception, tri et stockage est transférée dans la commune voisine de Saujean. La deuxième phase d’Opus (3,5 millions d’euros) à Castelnaudary doit s’achever en septembre. Elle comprend une nouvelle ligne de production bio, une autre pour le triage et calibrage des « graines fragiles » de colza, tournesol, soja, légumes secs (pois chiche, lentille, haricot lingot).
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Les atouts de la production locale
L’effort d’investissement est élevé, par rapport aux 80 millions d’euros que pèse l’activité semences d’Arterris (chiffre d’affaires consolidé : 1 milliard d’euros). « À la clé, nos capacités instantanées augmentent, de la certification jusqu’aux produits finis : les semences de maïs, tournesol sont 100 % disponibles fin février et non plus en mars », pointe le directeur d’activité Thierry Gestain. La production bio va tripler en deux ans. Aujourd’hui de 1 000 tonnes, elle dépassera à terme 3 000 tonnes de maïs, tournesol, colza, soja, sur les 30 000 tonnes de production à Castelnaudary. L’usine dispose d’un nouveau bâtiment de stockage des produits finis de 2 900 m2, offrant un meilleur service aux clients. « Tous ces investissements soulignent les atouts de la production de semences dans le sud de la France par rapport aux pays de l’Est », affirme Thierry Gestain, Arterris comptant 900 producteurs répartis entre Sud-Ouest (70 %) et Sud-Est (30 %). L’offre hexagonale s’appuie notamment sur un large éventail d’espèces et de variétés.