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Senseen s'apprête à lancer Savia, un nouvel outil pour interpréter les analyses de sève

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Les 3 versions du Nutriscope de Senseen pour l'analyse de sève, des liquides et des matières hétérogènes. Crédits : © Senseen

Après l’analyse de la sève de certaines plantes, le Nutriscope de Senseen se dote d’une nouvelle fonctionnalité qui permet d’interpréter ces mesures.

Depuis la sortie début 2025 de son Nutriscope, un spectromètre de poche pour analyser la sève simplement en pinçant une feuille pour mesurer l’état de santé générale d’une plante, Senseen continue de développer de nouvelles applications. Ainsi après l’analyse de la sève, la société passe à l’étape suivante, celle de l’interprétation.

« Avec Savia, la nouvelle fonctionnalité que nous allons prochainement ajouter dans notre application, il sera possible d’interpréter les mesures de sève. Avec le modèle précédent, on ne fournissait que les résultats, avec la mesure de 22 paramètres, pour dire si les plantes étaient en excès, en carences ou dans les seuils optimaux. Mais nous avions beaucoup de demandes pour interpréter tout ça, sachant que l’excès de l’un va induire une carence chez l’autre, par exemple lors d’un excès de potassium, il y aura très certainement une carence en magnésium, il faudra donc rééquilibrer les deux », explique Astrid Robette Community manager chez Senseen.

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Pour créer Savia, Senseen l’a « nourri » uniquement d’une littérature scientifique basée sur la nutrition des plantes à partir, entre autres, des deux énormes bibles sur le sujet que sont le Bourrié et le Marschner. « Nous croisons les résultats de mesure du Nutriscope avec cette littérature scientifique pour aider à comprendre ce qui se passe. Nous ne faisons pas de conseil, ce n’est pas notre métier, nous aidons juste à comprendre les blocages de croissance de la plante. L’objectif est d’augmenter le rôle des conseillés agricoles et de tous les utilisateurs grâce l’IA ».

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Bientôt d'autres nouveautés 

Savia qui devrait être lancé prochainement est en cours de test chez certains clients. Cet outil sera disponible sur le portail de Senseen, là où les clients peuvent consulter tous les historiques de leurs mesures. Et la société n’est pas au bout de ses développements. « Pour le moment le Nutriscope fait principalement de l’analyse de sève en pinçant les feuilles, sur le blé, le maïs, le colza, la vigne, la pomme de terre et la tomate et nous avons plusieurs cultures dans les tuyaux, comme la fraise, la betterave, la salade, les agrumes, la cerise, la pomme…qui ne devraient pas tarder à arriver », énumère Astrid Robette. La société a également mis au point une autre version du Nutriscope pour mesurer les liquides et une autre encore, le modèle XL, pour les matières hétérogènes, tels que les tontes de gazon, mais aussi le fourrage en élevage. « Le Nutriscope (spectromètre sous forme de crayon, ndlr) peut également être appliqué sur le fruit pour mesurer ses qualités nutritionnelles ou son degré de maturité. Nous sommes en train de faire les calibrages pour mesurer directement le taux de sucre sur la tomate pour déterminer son niveau de maturité. Et dans la version liquide, nous sommes également en train de calibrer les minéraux directement dans le vin et pas uniquement dans les cèpes de vignes. Et nous venons aussi de démarrer la calibration du lait pour mesurer les taux de protéines, les taux butyriques… , et bientôt dans les urines en élevage ».

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Outre la poursuite de sa R&D en interne, la société collabore également avec de nombreux partenaires européens sur plusieurs projets, parmi lesquels Urbane, Bromedir ou encore Sus-Oil.  Autofinancée au démarrage, tout en bénéficiant de subventions à travers différents projets, européens notamment, Senseen est maintenant soutenue par un investisseur, dont l’identité n’est pas communiquée, qui l’aide à déployer ses projets de développement. La société vend également de plus en plus d’appareils, pas loin de 500 déjà. Senseen qui s’est ouvert aux marchés américains et chinois, reçoit beaucoup de demandes en Europe, notamment du Royaume-Uni.