La commission de l’Agriculture du Parlement européen, qui a commencé à examiner la proposition de directive sur les sols, semble divisée entre, d’un côté, la rapporteure du texte, la sociale-démocrate allemande Maria Noichl, soutenue par les Verts et la Gauche, qui demande des objectifs contraignants ambitieux et, de l’autre, les élus de droite et du centre qui soutiennent les grandes lignes de la proposition de la Commission européenne. Dans son projet d’avis présenté le 28 novembre, Maria Noichl suggère d'imposer des objectifs de restauration des sols avec des étapes contraignantes (55 % de sols en bon état en 2035, 70 % en 2040, 85 % en 2045 et 100 % en 2050). Elle déplore que la Commission européenne ne propose, à ce stade, qu’un cadre de surveillance sans aucun plan de restauration. Mais de nombreux autres députés estiment qu’il ne faut pas aller trop vite en besogne. « Comment peut-on se fixer des objectifs si nous n’avons pas d’analyse de la situation. Commençons par convenir d’un dispositif de surveillance et de critères communs avant, éventuellement, de nous fixer des objectifs », demande la centriste finlandaise Elsi Katainen. Dans les rangs conservateurs et de l’extrême droite, plusieurs parlementaires s’interrogent plus globalement sur la pertinence même d’une directive en la matière. « Il y a encore un équilibre à trouver pour convenir une position commune », admet Maria Noichl dont le rapport devrait être adopté début 2024.
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