Face à la multiplication des sécheresses, à la désertification et de la dégradation des sols, les États membres de l’UE demandent, dans des conclusions adoptées le 14 octobre, à la Commission européenne de proposer un plan d’action. En plus de renforcer la résilience face à la sécheresse, les Vingt-sept rappellent l’objectif de parvenir à la neutralité en matière de dégradation des sols d’ici 2030 (comme proposé dans le projet de directive européenne sur les sols). Le Conseil de l’UE insiste sur le rôle des systèmes agricoles (notamment par des approches agroécologiques dont l’agriculture biologique) et alimentaires durables dans cette optique. Les conclusions soulignent le potentiel de l’agroécologie, des forêts et de la restauration des écosystèmes pour la restaurer les sols, améliorer leur fertilité, mais aussi pour la biodiversité, le stockage du carbone, l’adaptation au changement climatique, la sécurité alimentaire et la nutrition. Le Conseil assure adhérer aux stratégies et législations existantes, telles que la loi sur la restauration de la nature. Mais il prévient qu’un plan d’action européen nécessitera des financements. Un réexamen des instruments de financement existants et l’exploration d’autres sources, privées et publiques, sont demandés afin de soutenir la gestion et la remise en état des terres.
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